Le personnel enseignant du collège K2 débraye

violence kawéni
Débrayage collège K2
Les élèves du collège K2 sont restés pendant une heure dans la cour, leurs professeurs ayant décidé de ne pas assurer les cours. ©Mayotte la 1ère
Les professeurs du collège K2 à Kawéni ont arrêté de faire cours pendant une heure ce matin. Ils ont montré leur mécontentement quant au comportement d'un parent d'élève envers le principal.

Lundi dernier, un parent d'élève est venu au collège K2 à Kawéni contester une décision concernant son enfant. La commission éducative a décidé de faire changer de classe l'élève au motif qu'il en harcèlerait un autre. Le père de famille considérait qu'il y a eu vice de forme. Et il l'a fait savoir de manière violente en tapant du poing sur le bureau du principal et en l'insultant selon un courrier envoyé par les enseignants aux parents d'élèves du collège. La police a été appelée pour faire sortir le père de famille en colère.

Débrayage collège K2
Les enseignants du collège K2 se disent favorables au dialogue avec les parents d'élèves. En revanche, ils condamnent tout acte de violence envers l'équipé éducative ou les élèves. ©Mayotte la 1ère

Pour apporter leur soutien au principal, les professeurs ont donc décidé de na pas assurer leurs cours ce mercredi matin de 7 h 30 à 8 h 25. Ils se sont réunis dans la cour du collège avec les enfants et quelques parents.

Par cette action, nous tenons à rappeler que la violence n'a pas sa place à l'école et qu'en tant qu'adultes éducateurs (parents et professeurs), nous devons montrer l'exemple à nos enfants. (..) Par conséquent, nous condamnons fortement le comportement agressif de ce parent d'élève, le mépris qu'il a témoigné à notre égard ainsi que toute forme de violence perpétuée dans et aux abords de l'établissement scolaire.

Les professeurs du collège Kawéni 2

Courrier adressé aux parents

L'équipe enseignante se dit ouverte à l'accueil des parents au sein du collège, mais rappelle que le règlement intérieur doit être appliqué pour tous. Et ils affirment que c'est par le dialogue entre parents et enseignants que le collège a pu jusque-là fonctionner normalement. Et c'est grâce au dialogue que de tels événements ne doivent plus se reproduire.