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La mort d’un jeune embrase Kaweni

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©Fahar Ousseni
Une nuit très agitée a animé le village de Kaweni dimanche. Elle serait liée au décès d’un jeune homme mortellement blessé par un policier plutôt dans la journée.  
 

C’est en fin de journée que des jeunes commencent à ériger des barrages sur la route nationale à hauteur du quartier Gaza et au niveau du rond-point Tati ; Des voitures sont caillassées, elles font demi-tour pour fuir les agressions. Dans un second temps les jeunes émeutiers vont saccager les magasins TATI et SOMACO. 
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Entre temps, les forces de l’ordre (Police et Gendarmerie) vont s'employer à rétablir la situation, qui sera maîtrisée vers 23H00. Mais des foyers de tensions vont demeurer. 
 
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©Fahar Ousseni

Les circonstances du drame survenu en fin de matinée, et qui seraient à l'origine de ces troubles restent floues. C’est aux alentours de midi, qu’une altercation se serait déroulé entre plusieurs personnes sur la descente SOGEA à Kaweni. La police nationale, prévenue intervient rapidement sur le lieu de l’incident. Alors que les agents sur place tentent d’en savoir plus sur les faits, un individu en possession notamment d’une matraque s’en serait pris à une autre personne. L’homme refuse d’obtempérer après plusieurs sommations, obligeant un des policiers à faire usage de son arme à feu. La victime âgée d’une trentaine d’année est vite prise en charge par les secours. En fin de journée la nouvelle tombe. L’homme a succombé à ses blessures. A partir de ce moment tout s’enchaine, alors la nouvelle se répand dans le village. L’auteur du coup de feu est mis en garde à vue. Le parquet de Mamoudzou décide d’ouvrir une enquête. Celle-ci  est confiée à la section de recherche de Pamandzi chargée de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame.
Du côté des policiers, on évoque une légitime défense justifiée. Pour Djamaldine Djabiri, secrétaire du syndicat SGP FO, le fonctionnaire de police aux états de service irréprochable, « a riposté de manière proportionnée et strictement nécessaire à la suite d’une agression d’une tierce personne ». Il indique également que « le fait que des mesures de contraintes soient prises à son encontre, ne signifie en aucun cas que l’agent a eu comportement fautif ».
 
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©Fahar Ousseni
 
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