Une matinée d’affrontements avec les forces de l’ordre pour se faire entendre

violence mamoudzou
stigmates des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre
stigmates des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre ©Mayotte la 1ère
Des collégiens et lycéens ont ce mercredi matin érigé des barrages pour réclamer des bus. Depuis la rentrée la semaine dernière, ces derniers galèrent pour rejoindre leur établissement respectif faute de transports scolaires suffisants.
 
En effet un mouvement de grève des salariés chez Matis a fortement diminué le nombre de bus en circulation. Des centaines de jeunes attendent sur les arrêt, parfois depuis quatre heures du matin, certains accompagnés de leurs parents. En vain. Les bus qui récupèrent des élèves du nord vers le sud ou le centre sont pleins depuis le départ; il n’y a donc pas de places pour tout le monde. C’est cette situation qui est ici dénoncée par ces jeunes. Mais ce mercredi, la situation a dégénéré. Les stigmates des affrontements traduisent de l’intensité des évènements de ce mercredi.
 
Affrontements jeunes et forces de l'ordre à Kawéni, commune de Mamoudzou
Affrontements jeunes et forces de l'ordre à Kawéni, commune de Mamoudzou ©Mayotte la 1ère
Parmi ces jeunes avec leur revendication jugée « légitime » par beaucoup, d’autres individus cagoulés ont semé la pagaille. En quelques, heures, des simples, barrages ont été transformés en brasiers. Des poubelles et autres pneus incendiés. Des centaines d’automobilistes ont été pris en tenaille entre deux ronds-points. Difficile de faire demi-tour. 
automobilistes et piétons pris entre deux barrages
automobilistes et piétons pris entre deux barrages ©Mayotte la 1ère
L’intervention des gendarmes a permis la levée des barrages à certains endroits ; mais jouant à cache-cache avec les militaires, les jeunes cagoulés ont multiplié les affrontements à Koungou, Doujani, Baobab M’tsapéré. Jets de pierres d’un côté contre grenades lacrymogènes de l’autre. Des automobilistes, excédés par ces blocages ont affronté les jeunes sur un barrage à Doujani. Mamoudzou, la commune chef-lieu a été complètement isolée durant une bonne partie de la matinée. Le calme "précaire" est revenu en milieu d’après-midi.
 
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