Un nouveau week-end émaillé de violences à Mayotte

violence mamoudzou
Un dimanche particulièrement violent
Le garage Caza Pièces Autos incendié dans le quartier Mro Wa Handra à M'tsapéré ©Alliance Police
Depuis plusieurs jours, la violence est montée d'un cran à Mayotte. Des bandes rivales originaires des villages de la commune chef-lieu s'affrontent à tout va prenant en otage la population. L'assassinat d'un jeune de Kawéni serait le point de départ de ces tensions.

Depuis la semaine dernière, Mayotte est à feu et à sang. Des bandes armées de la commune de Mamoudzou sèment la terreur, notamment dans les villages de M'tsapéré et Kawéni. Samedi soir, un jeune a vu ses deux mains coupées.

Les violences ont pris une autre dimension dans la nuit de dimanche. Plusieurs magasins ont été pillés,  des cases en tôle incendiées entre les quartiers de Mro wa handra et Cavani sud, un garage a également été incendié. Tout le week-end les habitants ont crié leur détresse sur les réseaux sociaux.

Violences
Plusieurs habitants ont été agressés ce week-end ©Facebook

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Des automobilistes pris à partie ©Facebook

L'origine de ce déchaînement de violences, se trouverait dans la mort d'un jeune de Kawéni. Âgé d'une vingtaine d'années, celui connu sous le nom de "Skini" a été sauvagement tué dans le quartier de Bonovo à  M’tsapéré samedi 12 novembre. 

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Pour faire reculer les délinquants déterminés, une cinquantaine de policiers a été mobilisée, les gendarmes mobiles ont aussi été appelés en renfort. Dans un courrier, le syndicat Alternative Police Nationale exige "des CRS en renfort, une table ronde avec les élus et les acteurs de la sécurité intérieure pour régler ce fléau". 

Le seul élu qui s'est exprimé sur cette escalade des agressions est Ambdilwahedou Soumaila, le maire de Mamoudzou. Dans un communiqué envoyé ce dimanche soir, il n'hésite pas à parler d'actes de terrorisme, et demande à l'Etat le déploiement sans délai du GIGN et des miliaires. 

Ce lundi encore, des barrages sauvages ont été érigés à l'aube sur plusieurs axes du réseau routier avant d'être dégagés par les forces de l'ordre. C'est une nouvelle semaine dans la terreur qui s'annonce pour les mahorais.