Mnyambani, Saziley et Mtsamoudou, les plages de tous les dangers

violence
de Mnyambani
Plage de Myambani. L’essentiel du village informel est caché sous la végétation ©Cham Ali

De Mnyambani à Saziley en passant par Moutsamoudou, même les forces de l’ordre ne sont pas à l’abri d’attaques de clandestins ou de braconniers de tortues. 

Les belles plages du sud de Mayotte n’attirent pas que les touristes et les amateurs de grillades. Elles sont aussi les lieux de débarquements des embarcations chargées de clandestins en provenance de l’île d’Anjouan, dans l’Union des Comores.

La semaine dernière, un agent de la brigade nature a été grièvement blessé par les passagers d’un kwassa qui venaient de débarquer sur la plage de Mnyambani, dans la commune de Bandrélé, au sud de l’île au lagon. Cette localité est en grande partie composée de familles en situation irrégulière depuis de longues années. Des installations illégales sur des terrains qui ne sont pas viabilisés, et en l'absnece totale d’installations électriques officielles et de circuits de distribution d’eau.

Mnyambani village
©ALI Cham

Les passeurs se sentent plus à l’abri qu’ailleurs sur l’île parce que la plage se situe loin de la route nationale. Lors d’une « visite » encadrée d’un Collectif par les forces de l’ordre, l’existence de points d’observation a été mise à jour. Ils permettent de lancer les alertes en cas d’arrivée de la Police aux frontières ou des gendarmes.

Il n’y a pratiquement aucune construction en dur et les ruelles sont humides et glissantes. Mnyambani est un véritable piège pour toute personne "étrangère" du village.

Les plages du village voisin de Mtsamoudou et celles de Saziley, connues pour être un lieu privilégié d’observation de pontes de tortues sont tout aussi dangereuses. Même si les passages des forces de l’ordre sont plus fréquents, il est déconseillé de s’y aventurer seul. L’année dernière, c’est un des responsables d’une association de protection de la nature qui a failli perdre la vie sous les coups de braconniers.

En 2018, deux militaires de l’antenne locale du GIGN qui participaient à l’interpellation d’un individu suspecté d’avoir commis des violences sur des touristes et visé par un mandat de recherche avaient été lynchés. Les militaires avaient été pris pour cible par des dizaines de personnes

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