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Océan indien, zone d'immigration

éditorial
Clandestine
Le nombre de Kwassas arraisonnés a augmenté à Mayotte en 2018. Un phénomène qui n’étonne plus personne puisqu’en saison de pluies ou de mauvais temps, les passeurs auraient remarqué que la surveillance en mer serait moins forte.
 
Et pourtant, les interceptions sont de plus en plus en plus nombreuses, ce qui tord le cou à cette théorie.Une efficacité à mettre au crédit des nouvelles embarcations des forces de l’ordre.
La pression sur les personnes en situation irrégulière a, elle aussi, augmenté sur la terre ferme. 
De l’autre côté de la Grande île, Madagascar, les réunionnais découvrent le phénomène des arrivées massives de migrants.
Ils viennent du Sri Lanka dans des embarcations beaucoup plus grandes que les kwassas. Cette semaine,  72 sri-lankais ont été recueillis dans un chalutier d’à peine 16 mètres. Sur l’île bourbon, beaucoup sont dubitatifs.  
La région Océan indien est en train de devenir un espace de migration clandestine à l’instar de la Méditerranée.
Les autorités soupçonnent l’existence de filières  organisées.
Le traitement et la prise en charge faits à La Réunion interpellent ici à Mayotte. La procédure est déjà au point ; après l’interception, du bateau, les services sanitaires interviennent et la procédure administrative est très vite déclenchée. Les demandes d’asiles seraient étudiées beaucoup plus vite et les renvois vers leur pays d’origine, quand il y a refus, se font assez rapidement.
La différence avec ce qui se passe à Mayotte est grande.
Les passeurs qui organisent les entrées illégales d'Anjouan ou de Madagascar évitent de se faire prendre par les gardes côtes. Pratiquement aucune demande d’asile déposée par un comorien n’obtient de réponse positive à Mayotte. D’ailleurs leur nombre est en baisse alors celui des demandeurs originaires des pays des  Grands-Lacs augmente sensiblement à causes des violences et troubles politiques qui frappent les pays comme la République Démocratique du Congo ou le Burundi.« Sur 839 demandes d’asile » en 2018 à Mayotte, « plus de 500 concernaient surtout des personnes originaires des Grands Lacs » selon les chiffres de la préfecture donnés lors de la conférence de presse annuelle.
Enfin, un africain se sent, peut-être, beaucoup plus à l’aise à Mayotte et un sri-lankais, à La Réunion.
https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/saint-denis/72-demandeurs-asile-toujours-zone-attente-677187.html
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