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Le patron d'Intair'Iles accuse l'aviation civile comorienne de vouloir "le saigner"

Dans une lettre  ouverte publiée sur Internet le patron de la compagnie, Seffoudine Inzoudine,  expose les déboires auxquels il doit faire face, y compris aux Comores.

  • Par Bruno Minas
  • Publié le
Dans cette lettre ouverte Seffoudine Inzoudine affiche les chiffres et on comprend vite que les jours de la compagnie Int’air iles sont comptés. L’airbus A 320 loué en Afrique du Sud coûte 340 000 dollars par mois (un peu plus de  290 000 euros) . Cet avion, basé à Mayotte, était destiné à desservir Moroni Dar es Salaam, Dubai, Madagascar, la Réunion et l’Ile Maurice. En fait depuis son lancement il ne dessert que Moroni, Dar es Salaam, et récemment Dubai. Le reste du temps il est garé sur le parking de l’aéroport de Pamandzi. Et rien ne coûte plus cher qu’un avion qui ne vole pas.
Les espoirs du patron d’Intair’Iles ont été déçus tour à tour par l’aviation civile française qui ne lui a pas accordé l’atterrissage à la Réunion. Rien de neuf pour l’Ile Maurice. Madagascar lui accorde les droits d’atterrissage au compte-gouttes à des tarifs prohibitifs. Et même l’aviation civile comorienne commence à lui mettre des bâtons dans les roues en imposant des mesures de sûreté  qu’elle n’exige pas d’autres compagnies étrangères, notamment Air Madagascar.
Déjà une autre compagnie comorienne, AB aviation, a été clouée au sol depuis six mois pour une dette impayée. Intair’Iles pourrait survivre avec ses  dessertes locales sur Anjouan, Moheli et Moroni. Mais les ambitions régionales s’amenuisent, et avec elles l’espoir de voir des tarifs un peu plus raisonnables grâce à la concurrence. 

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