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Revue de presse régionale

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le

LA REUNION

 
Il n’y a pas qu’à Mayotte où le sud offre de bons scores à Marie le Pen ; c’est aussi le, cas à la Réunion nous dit le JIR
 
La candidate du Front national est arrivée en tête dans cinq des dix communes du Sud de l’île et seconde dans quatre autres. Il n’y a qu’à Saint Pierre dont le maire, Michel Fontaine, est le chef de file des Républicains, que François Fillon est arrivé en tête (avec 26,07%), et Jean-Luc Mélenchon second.
Pour Johan Delplanque, représentant Front national dans le Sud, le succès de Le Pen au premier tour n’est pas une surprise. "On est sur le terrain tous les jours depuis 2013. Et les gens en ont marre des dinosaures de la politique. On entend leurs revendications pour la sortie de l’Euro, contre l’immigration sauvage en provenance des Comores, contre le RSI".
 
COMORES

On constate une flambée des prix de produits de première nécessité : «Le gouvernement ne tolérera pas le moindre dérapage » titre le quotidien « Al Watwan ».

« On note depuis plusieurs semaines, une montée des prix de certains produits de première nécessité dont le sucre, le poulet ou encore l’huile alors qu’aucune taxe (ni douanière, ni fiscale) n’a été revue à la hausse. Malgré les nombreux rappels à l’ordre du ministère des Finances, la situation est restée en l’état »

Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou, a annoncé le déploiement de plusieurs équipes sur le terrain pour veiller au respect des prix homologués. «Désormais, nous ne tolérerons pas le moindre dérapage. On ne badine pas avec la vie de nos concitoyens », prévient le ministre.

COMORES

Le journal Al Watwan donne la parole à Youssouf Moussa, leader du Front démocratique à Mayotte : «Les Mahorais sont réduits à l’état d’observateurs passifs de leur propre avenir» dit-il.

« L’intention de la France, c’est de bouleverser tout ce qui est à Mayotte, aussi bien sur le plan social, politique, économique que culturel, transformer l’île de Mayotte en une île française. Vous verrez que partout, dans l’administration et ailleurs, ce sont les Français qui tranchent».

Le journal lui fait remarquer que pendant les événements d’avril 2016, au cours desquels les Comoriens des autres îles étaient pourchassés ; Il ne s’est pas fait entendre.

« Ce silence n’est pas volontaire » répond Youssouf Moussa « Depuis deux ou trois ans, mes capacités d’intervenir ou d’agir à Mayotte sont très limitées. D’une part, parce que la fédération du Front démocratique à Mayotte a presque disparue et je me retrouve donc seul. D’autre part, pour agir, il faut, au minimum, pouvoir se déplacer. Or, je vis dans un tel dénuement que je ne suis pas en mesure de me déplacer comme je le voudrais ».
Dans cette interview, le leader du Front démocratique demande encore un fois aux autorités comoriennes de porter la question de Mayotte aux Nations Unies.

MADAGASCAR


Kidnappé au nez et à la barbe des policiers  alors qu’il attendait un bus de transport scolaire le mardi 11 avril, Firoze Nourbhay, un français d’origine indienne âgé de 16 ans, scolarisé au lycée français d’Ambatobe, a retrouvé les siens sain et sauf. Selon les informations de l’Express de Madagascar, « le captif a été libéré par ses ravisseurs après payement de rançon, sans plus de précisions sur les circonstances ». Appartenant à la communauté Bohra, le  jeune homme est le fils de la famille propriétaire du magasin Eden Textile.
Selon le site de RFI  Physiquement, il va bien, a confié un membre de son entourage, mais psychologiquement, il est complètement bouleversé. »
C’est le troisième enlèvement de français sur la Grande Île depuis début 2017. Mais le énième d’une longue série ces dernières années. Comme lors des cas précédents, la libération a été conditionnée au versement d’une rançon. Et tout comme dans les cas précédents, la famille a été la seule à négocier directement avec les ravisseurs. Sur le banc de touche, l’ambassade de France et les enquêteurs de la brigade criminelle.
Une situation que regrette le directeur de cabinet au ministère de la Sécurité publique. « Tant qu’il n’y aura pas de réelle collaboration entre la famille et les forces de police, il sera difficile, affirme-t-il, d’éradiquer ces actes de kidnapping sur notre île. »
Alors pourquoi une telle réticence à coopérer avec les enquêteurs ? Un membre du Collectif des Français d’origine indienne à Madagascar avance une réponse : « Sur des dizaines et des dizaines de cas d’enlèvement, jamais aucun commanditaire n’a été inquiété, et ce même si des plaintes ont été déposées. Les auteurs de ces kidnappings, continue-t-il, ont mis en place des stratégies militaires auxquelles la police judiciaire ne peut faire face, faute de moyens. Les familles préfèrent donc gérer la situation elle-même, pour ne pas mettre en danger la personne séquestrée. »
Le collectif encourage néanmoins la famille à déposer plainte, « pour ne pas, dit-il, par son silence, cautionner cet acte criminel. » Car, d’après un autre membre du collectif, « que ce soit des règlements de compte entre personnes de notre communauté ou non, l’Etat doit sévir. »
Vendredi soir, la famille de l’adolescent n’avait toujours pas porté plainte.
 
Les journaux malgaches signalent le retour de Claudine Razaimamonjy samedi dernier. On ne sait par quel miracle, la femme d’affaire poursuivie pour détournements de fonds, qui avait réussi à se faire évacuer vers l’Ile Maurice, est revenue à l’hôpital où elle avait été admise à Antananarivo.
L’Express raconte :  La scène s’est dérou­lée à 23 heures 40. « Un aéronef médicalisé », selon un communiqué du ministère de la Communication, a atterri, à l’aéroport d’Ivato. À son bord « Claudine Razaimamonjy, opératrice économique, ses deux filles et l’agent pénitencier qui l’a accompagné pour son évacuation sanitaire à l’île Maurice »
Retour à la case départ ! titre Midi Madagascar, mais le journal n’a pas eu le fin mot de l’histoire. On ne comprend pas, ou pas encore, comment il a été possible de la ramener à Madagascar alors qu’aucun mandat d’arrêt international n’a été émis, ni aucune demande d’extradition.
« Le fait pour la fugitive de revenir à la case départ ne signifie pas que le délit d’évasion n’était pas constitué. C’est comme si en restituant ce qu’il a volé, un voleur n’avait pas l’intention de voler ». 
C’est un mystère dont nous aurons peut-être le fin mot dans les jours qui viennent.

 
SEYCHELLES

 Le président des Seychelles, Danny Faure est parti hier  pour Cuba où il effectuera une visite d'État à l'invitation du président cubain Raúl Castro.
La visite coïncidera avec l'ouverture de la première ambassade des Seychelles à la Havane.
Selon « Seychelles News Agency » la santé est l'un des principaux domaines de coopération entre les deux pays.
Il y a actuellement environ 50 médecins cubains qui travaillent aux Seychelles.
De nombreux ressortissants seychellois ont reçu au cours de ces dernières années des bourses accordées par le gouvernement cubain pour étudier dans divers domaines, y compris la médecine.  
 
Les Seychelles encore, qui sont très fières de leur jeune étudiante  chanteuse Lyndsay Hermitte qui est bien classée dans le célèbre concours télévisé « The Voice » en Espagne. Elle y a interprété avec succès une chanson de Beyonce, gagnant la quatrième place.
Lyndsay, 22 ans, suit des études de dentiste en Espagne ; mais sa carrière pourrait prendre une autre tournure car elle commence à être approchée par des producteurs.
 
 
 
 
 

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