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Revue de presse régionale

Un condensé de l'actu de la région océan indien 

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le

TANZANIE

A lire la presse tanzanienne aujourd’hui on aurait presque l’impression que l’on y parle de Marine le Pen, de la France, ou même de  Mayotte. Et pourtant rien à voir avec notre campagne électorale.
Dans le daily news – journal pro gouvernemental – un éditorialiste s’insurge contre l’immigration illégale. « Les immigrants sans-papiers sont « comme une douleur dans le cou » de cette nation (traduction littérale). Le pays est fatigué de les voir. Déjà il y en a trop dans nos prisons, qui gonflent la population carcérale et qui nous mangent note pain ».
« La marée des immigrants illégaux est tellement forte que notre police des frontière a baissé les bras. Ils viennent chez nous chercher la prospérité, et nous vendent des produits ou de contrefaçon".
« Il est grand temps pour l’Etat d’empêcher l’entrée des étrangers en situation irrégulière ».
« La Tanzanie est pour les vrais tanzaniens, les autres doivent rester dehors ».
 
COMORES
 
Al Watwan titre sur un triste Miradji
 
Hier, les supermarchés n’étaient pas pris d’assaut par la cohorte de clients habituels soucieux de préparer les mets les plus délicieux pour ce jour de ramadan. Pire, dans certaines grandes surfaces, certains produits de première nécessité manquaient à l’appel comme la farine, le sucre ou encore les cuisses et les ailes de poulet. La pénurie de produits carnés ne semble pas être bien loin à 30 jours du mois sacré de ramadan.
Dans ce supermarché du sud la capitale. Plusieurs étals étaient vides.
Mariama  Hamadi, originaire de la région de Mbadjini, était dubitative : «il est vrai que nous avons été payés mais à quoi cela nous sert-il. Ici, je n’ai trouvé ni farine ni sucre».
Cette «pénurie» n’épargne pas le rayon des produits carnés. «Nous n’avons pas de cuisses de poulet et pour les ailes, nous n’avons que ça», dira un vendeur. Le «ça» était des ailes à la couleur douteuse, imbibées de sang et, par ailleurs, jaunâtres. A la question de savoir si celles-ci étaient propres à  la consommation, il répondra «regardez vous-même, et si elles vous conviennent, je vous en servirai».
La viande n’était pas mieux lotie. Ce serait un euphémisme de dire qu’elle était grasse. Elle semblait même avoir plus de gras que de «viande».
 

MADAGASCAR


 Les écoles coraniques sont menacées de fermeture, il y en a un peu partout dans le pays. Le ministre de l’éducation nationale Paul Rabary a annoncé cela lors d’un déplacement à Majunga. Les demandes d’autorisation d’ouverture de nouvelles écoles seront refusées, et les écoles déjà ouvertes seront fermées.
A la lecture du journal « L’Express » de Madagascar, le ministre de l’éducation semble découvrir que dans les écoles coraniques, on enseigne … le Coran !
Ce sont des écoles primaires qui imposeraient 5 heures de cours de Coran par semaine. Les petits écoliers seraient aussi obligés de se raser la tête. Et ces établissements scolaires excluraient les filles du système
La législation malgache ne permet pas l’ouverture de telles écoles. « Il n’y a pas d’école religieuse à Madagascar. Le ministère de l’Éducation nationale accorde toutefois une chance à ces établissements. Elles pourront encore réduire à une heure par semaine le cours du Coran, autrement, leur fermeture est irrévocable ».
Le ministre conclut d’une phrase très évocatrice de l’ambiance dominante de suspicion à l' de l’islam à Madagascar :
«  Lorsqu’il s’agit d’une religion coranique, on commence à avoir peur de la prolifération de cet enseignement. Il faut que nous revoyons la législation sur la liberté de la religion à Madagascar »

A suite du feuilleton Claudine Razaimamonjy.
Nous en étions restés au retour surprise de la femme milliardaire, conseillère spéciale du président, poursuivie pour détournement de fonds, arrêtée, hospitalisée, evacuée en catimini vers l’Ile Maurice, revenue par jet privé nocturne le week-end dernier, réadmise à l’hôpital. Et la suite aujourd’hui c’est qu’elle ne s’y trouve  peut être pas dans cet hôpital. Il n’y a aucun accès possible à sa chambre, personne ne l’a vue. Quand on demande de quoi elle souffre on répond « secret médical ». Des rumeurs disent qu’elle serait repartie – en avion privé – vers sa région natale Fianarantsoa.
« Tout ça est une manoeuvre orchestrée d’en haut pour échapper à une incarcération » écrit le journal Midi Madagascar.
« Soyons sûrs que l’opinion ne va pas se laisser mener en bateau et suivra de très près la manière dont la dame Claudine sera traitée sur le plan judiciaire.
Il va falloir s’armer de patience et attendre que les autorités fassent preuve de transparence. Elles doivent nous montrer enfin dame Claudine au grand jour et ne pas la cacher comme une pestiférée »
 
MAURICE
 
Un titre attire l’attention dans l’Express de Maurice : « Poursuites confirmées contre Thierry Henry ». Mais rien à voir avec notre footballeur national. Il s’agit de Thierry Henry, parlementaire mauricien, ancien dirigeant de la majorité. Il a eu le malheur de conduire en état d’ivresse à très grand vitesse et de renverser un piéton qui en est mort, et de prendre la fuite. Le parlementaire n’a fait qu’aggraver son cas en envoyant plus tard  sa femme déclarer que c’était elle qui était au volant.
La famille du défunt qui était marié et père d’un jeune enfant réclame justice. Apparemment c’est en cours puisqu’il se retrouve avec une longue séries d’inculpations de conduite en état d’ivresse, vitesse excessive, délit de fuite, faux témoignage, et entrave à la justice.
 
 
 
 


 
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