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"La tête pensante du réseau est actuellement libre à Anjouan"

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Intercepteurs
©Cham ALI Chamsudine
Un agent de la PAF placé en détention provisoire. C’est le résultat d’une information judiciaire ouverte depuis le 27 septembre par le parquet de Mayotte. Le policier est poursuivi pour aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier en France en bande organisée et corruption passive.
 
Il s’agit de la seconde phase judiciaire dans le dossier d’aide à l’entrée et au séjour irrégulier d’étranger, impliquant un policier de la PAF(police aux frontières). Le procureur de la République à fait le point sur l’enquête. Et pour Camille Miansoni,

« Ce n’est pas une affaire qui éclabousse la PAF, mais une affaire qui l’honore ».


Il a tenu à dissocier les agissements d’un seul homme de toute l’institution pour laquelle il travaillait. D’ailleurs, c’est une unité de la police aux frontières qui a mis à jour ce réseau. 7 personnes sont à Majikavo en détention provisoire parmi elles, un fonctionnaire de la PAF. L’homme se serait fait payer en échange d’informations sur la position des intercepteurs en mer, de la brigade  nautique. Des informations qui auraient permis à 130 kwassas, à raison de 13 à 14 personnes par embarcation, de passer entre les mailles des filets de la police.
Et la tête pensante du réseau est actuellement libre à Anjouan, dans l’Union des Comores. Il n’y a pas d’accord de coopération judiciaire entre Paris et Moroni.