Une série de tirs d’explosifs pour mieux comprendre le volcan et sa sismicité

catastrophes naturelles
BRGM
©Raïnat Aliloiffa
Les recherches scientifiques qui visent à comprendre le volcan apparu aux larges de Mayotte continuent. Le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) a lancé une campagne scientifique de mesures sismiques appelée REFMAORE du 2 au 10 octobre.
Dans le cadre de cette campagne, le BRGM a mené une opération de tirs de charges explosives à Mamoudzou ce samedi 10 octobre, près de la maison du gouverneur. L’opération permettra de récolter des données nécessaires pour localiser plus précisément le phénomène sismique.
TIR EXPLOSIFS
©Raïnat Aliloiffa
C’est un travail qui requiert patience et précision. Des scientifiques se sont rendus sur l’un des 10 sites de forage déterminés par le bureau de recherches géologiques et minières afin de réaliser des mesures sismiques. Chaque forage de 25 mètres de profondeur se trouve sur une ligne horizontale. D’une longueur de 70km, elle s’étend de l’ouest de Mayotte jusqu’à à l’est de l’île.

On espère avoir une meilleure connaissance du sous-sol de Mayotte. On va chercher de la donnée profonde, on vise au moins 10 à 15 km. Donc ce n’est pas obligatoirement de la donnée qui sera directement utilisable pour des petits mouvements de terrain. Mais d’une manière globale ça va nous aider à mieux comprendre la structure de Mayotte et de connaitre les phénomènes sismiques

précise Jean-Michel Baltasat, responsable des opérations à terre de la campagne REFMAORE

2 tirs d’explosifs de 70 kilos chacun ont été utilisés pour cette opération. Il s’agit d’une matière dangereuse, les mesures de sécurité sont donc importantes. Du gravier est utilisé pour sécuriser l’opération.

Le gravier qui va être utilisé est le bouchon au-dessus des explosifs, qui fera en sorte que les explosifs travaillent dans le sol et ne ressorte pas à l’extérieur. On met des quantités très importantes, on aura une quinzaine de mètres de bourrage en granula. Pour vous donner une idée, sur des chantiers classiques, 3-4 mètres suffisent,

explique Jean François Jaccard, directeur technique de la société Titanobel qui est chargée de procéder aux mises à feu

Des stations similaires sont déployées en mer par le navire Marion Dufresne. Elles permettront de compléter les données récupérées par le BRGM pour comprendre la zone du volcan et les périodes sismiques.
 
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