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L'activité redémarre sur le site minier de Nakéty

Après une semaine d'arrêt, l'activité reprend sur le site minier de la SMSP à Nakéty, en Nouvelle-Calédonie. Pour le groupe Ballande, par contre, la reprise risque de se faire attendre encore quelques mois. 

© NC1ère
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  • Par Elif Kayi
  • Publié le
Après une semaine d’arrêt, le site minier de la Nickel Mining Company (NMC), filiale de la Société minière du Sud Pacifique (SMSP), a repris son activité à Nakéty. 
 
Les bâtiments brûlés doivent être démolis et le résultat de l’expertise est encore attendu. D'après le directeur des relations publiques de la SMSP, Dominique Nacci, les dégâts devraient se chiffrer à "plusieurs centaines de millions de francs CFP". 
 
Si les salariés vont pouvoir reprendre le travail, la question de leur sécurité reste importante. "On fait tout pour que cela reprenne le plus vite possible, dans les meilleures conditions, surtout de sécurité pour le personnel", explique Olivier Barreteau, chef d’exploitation de la NMC.
 
Du côté du groupe Ballande, les travaux de nettoyage ont bien avancé, mais l’activité est encore suspendue. 
 
Sur la trentaine d’engins détruits, seul un engin lourd restait encore à dégager du ravin lundi dans la journée. 
 
Les ouvriers du groupe Ballande ont travaillé dur pour tenter de remettre le site en état le plus rapidement possible. Les salariés sont en chômage partiel et la suspension de l’activité affecte aussi tous les sous-traitants du groupe. 
 
Retrouvez le reportage en images de Brigitte Whaap et Jean-Noël Méro :

Si le travail va reprendre à la NMC, il faudra encore attendre quelques mois pour que le site minier du groupe Ballande reprenne une activité normale. 

"Aujourd’hui, on a cette volonté de redémarrer", explique Benoît Pons, directeur industriel du groupe Ballande. "On voit cette belle énergie qui se développe chez nos salariés pour prendre le dessus sur ces événements."
 
Benoît Pons, invité du JT (27/01/14) répondait aux questions de Gwen Quemener : 

Du côté du groupe Ballande, la facture va être particulièrement salée. La direction parle de chiffres oscillant entre 500 et 800 millions de francs CFP

Sylvain Néa, secrétaire-général de la confédération syndicale des Travailleurs de Nouvelle-Calédonie (CSTNC), ne s’estime pas inquiet pour le groupe. Il critique par contre le fait que la représentation syndicale n’ait pas été reçue par la direction, ainsi que les rumeurs circulant sur une possible suspension définitive de l'activité du site.
 
"Nous sommes dans un pays de droit et ce n’est pas parce qu’il y a eu du tapage qu’on va remettre en cause l’ensemble des emplois sur le secteur de Nakéty. Ce sont des mensonges", déclare Sylvain Néa. 
 
Joint par NC1ère, il s'exprime au micro de Jean-Paul Treuil :

ITW Sylvain Néa pour Nakéty

 


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