François Hollande aux Calédoniens : "La France restera à vos côtés"

politique
Discours de François Hollande au Centre Culturel Tjibaou
©NC1ère
Lundi après-midi, depuis le Centre Culturel Tjibaou, le président de la République François Hollande a formulé son discours sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie : "Je viens pour faire en sorte que la parole de la France soit respectée et que la France continue de vous accompagner".  
« La France restera à vos côtés, aussi longtemps que la Nouvelle-Calédonie le voudra ». Avec ce message clé, répété sous divers formes plusieurs fois, le président de la République François Hollande a tenu à rappeler l’engagement de l’Etat français aux côtés de la Nouvelle-Calédonie. 
 
Si le discours de 38 minutes du Chef de l’Etat français, prononcé au Centre Culturel Tjibaou n’apporte pas de grande nouveauté quant à la position du gouvernement français, ce dernier a appelé les Calédoniens à bâtir une société ensemble, « la société que vous voulez ». 
 
François Hollande a bien entendu souligné la situation politique actuelle du territoire, qui depuis le début de l’année 2014 se trouve dans le processus de sortie de l’Accord de Nouméa, avec à la clé le référendum d’auto-détermination, d’ici 2018. 
 
Pour autant, pas de prise de position à ce niveau, François Hollande se voulait conciliateur et rassurant : « La solution, personne ne la connait encore. C'est vous qui allez la formuler. Et la France sera à vos côtés. »
 
Si il se voulait rassurant, le président a tout de même relevé la proximité des échéances : « Nous avons du temps jusqu'en 2018 mais trois ans, c'est court. Il faut préparer ce moment ». 
 
Sur la question du corps électoral, le président a rappelé qu’il s’agissait d’une des préoccupations des Calédoniens. Sans les citer directement, il a fait un petit rappel aux polémiques lors des dernières élections provinciales concernant les appels lancés pour annuler la tenue des élections en raison de litiges sur les listes électorales, sous-entendant que cette situation ne devrait pas se produire dans le cadre du référendum : "Le résultat de la future consultation devra être incontestable. Sa loyauté ne peut prêter le flanc à aucune critique."
 
La difficile question de la citoyenneté est rapidement traitée : « La Nouvelle-Calédonie ne peut être complètement ouverte, car cela risquerait de déstabiliser son équilibre, ni complètement fermée en matière de citoyenneté, car aucun Etat ne l'est ». 
 
Côté économique, l’usine de la KNS, présentée comme un outil du rééquilibrage économique et le fruit de l'Accord de Nouméa, reçoit tous les éloges : « L’usine KNS est le symbole que la Nouvelle-Calédonie est capable avec des partenaires de prendre en charge son développement ». Le président a souligné aussi l’engagement de l’Etat français dans le projet, qui a coûté 7 milliards d’euros : « L’usine KNS est le plus gros investissement à avoir été effectué en France ces dernières années ». 
 
G20 encore tout récent oblige - suivi d’ailleurs lundi après-midi par une rencontre auprès de la Communauté du Pacifique sur le dossier environnemental - François Hollande a indiqué que la Nouvelle-Calédonie devait servir d’exemple dans la région du Pacifique : « Nous devons jouer un rôle majeur et d'exemplarité en matière de lutte contre le réchauffement climatique ». 
 
Enfin, la question de la sécurité, qui avait été un des sujets clés de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, a été rapidement abordé par le président. « La question de la sécurité est devenue un grave sujet de préoccupation, et peut-être demain de violence. ». Il a tenu à rappeler l’importance que les forces de l’ordre calédoniennes puissent bénéficier des mêmes conditions de travail que leurs collègues de métropole.
 
Lundi soir, le président François Hollande participera à un dîner privé avec des élus de Nouvelle-Calédonie et des délégations de la Communauté du Pacifique. Mardi matin, il s’envolera pour l’Australie et sera le premier chef d’Etat français à se rendre en visite officielle dans ce pays. Il sera accompagné par la présidente du gouvernement calédonien Cynthia Ligeard et le président de la Polynésie française Edouard Fritch.  
 
Revoir, ci-dessous, l'intégralité de son discours aux élus de la Nouvelle-Calédonie:


Voici les réactions politiques calédoniennes recueillies à l'issue de ce discours:




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