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La dette de santé de Wallis et Futuna ne devra pas impacter la Nouvelle-Calédonie

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Le CHT Gaston Bourret à Nouméa
Lors de son allocution lundi en Nouvelle-Calédonie, le président de la République François Hollande a rappelé l'engagement de l'Etat sur la question de la dette de l'Agence de Santé de Wallis et Futuna. 
Lors de son allocution depuis le Centre Culturel Tjibaou lundi après-midi, le président de la République François Hollande a rappelé la responsabilité et l’engagement de l’Etat sur la question de la dette de santé de Wallis et Futuna. 
 
Si le président s’adressait indirectement aux députés qui avaient fait le déplacement de Wallis et Futuna pour le rencontrer, il tenait sans doute surtout à rassurer une fois de plus les Calédoniens sur la dette de l'Agence de Santé (ADS) du voisin océanien. Une grande partie des malades wallisiens et futuniens qui ne peuvent être soignés sur place, sont en effet evasanés vers Nouméa.  
 
Le mois d’avril dernier, l’Union syndicale des travailleurs Kanak et des exploités en Nouvelle Calédonie (USTKE) appelait à la mobilisation après avoir relevé sur son site que l’ADS de Wallis et Futuna, établissement financé par l’Etat, ne réglait plus sa facture depuis dix ans au Centre hospitalier Gaston Bourret de Nouméa. L’USTKE avançait le chiffre impressionnant de 1,6 milliard de francs CFP. L’ADS a parfois critiqué la facturation du CHT, mais elle ne remet cependant en cause ni le "principe" de la dette, ni son montant.
 
Au mois de juillet de cette année, lors d'un déplacement en Nouvelle-Calédonie, la ministre des Outre-Mer, George Pau-Langevin s'exprimait devant le Congrès sur la question de la dette de l’Agence: « Il faut d’abord bien préciser les choses : la dette de l’ADS de Wallis-et-Futuna n’est pas un sujet entre la Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna, entre calédoniens et wallisiens : c’est un sujet entre la Nouvelle- Calédonie et l’État. Je vous confirme aujourd’hui que la dette de l’Agence de santé, relative notamment aux évacuations sanitaires, sera prise en charge par L’État. ».
 
Le président François Hollande a donc poursuivi sur la même voie lundi après-midi au Centre Culturel Tjibaou, en réitérant la responsabilité de l’Etat dans cette affaire.
 
Les problèmes dans le secteur de la santé sur l’archipel voisin ne sont pas récentes. En 1999, le député Robert Laufoaulu s’adressait déjà au gouvernement par le biais d’une question officielle au secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, l’interrogent sur la volonté de poursuivre les efforts de rattrapage engagés par le gouvernement en matière de santé publique sur le territoire.
 
Au-delà de la question purement économique, ce sont aussi de véritables problèmes de santé publique auquel le territoire doit faire face. 
 
Dans un rapport rendu en juin dernier, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) relevait que les soins prodigués par l’hôpital de l’ADS, le seul du territoire, sont pratiqués dans des conditions délicates et risquées pour les 13.384 habitants de l’archipel, dont l'état de santé est sans doute le plus dégradé des Outre-mer.
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