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COP 21: Fidji accentue sa pression sur les grands pays pollueurs

Océan Pacifique
Franck Bainimarama n'ira pas à Paris pour y faire de la figuration, dit-il, « avec un sourire docile d’Océanien ».
©abc radio
Franck Bainimarama n'ira pas à Paris pour y faire de la figuration, dit-il, « avec un sourire docile d’Océanien ». À un mois de l’ouverture de la COP 21, le Premier ministre fidjien multiplie les attaques contre « les responsables du changement climatique ».

Et parmi les grands pays pollueurs, Franck Bainimarama ne perd pas une occasion de critiquer l’Australie, et, dans une moindre mesure, la Nouvelle-Zélande, qui, estime-t-il, pourraient réduire leurs émissions bien plus et bien plus vite.

La semaine dernière, le Premier ministre fidjien a mis en garde contre « le risque de dérobade des grands pays pollueurs » à la COP 21. Un message repris cette semaine par son négociateur en chef au sommet mondial sur le climat, Amena Yauvoli:  

« Je pense que l’inquiétude de mon Premier ministre est tout à fait justifiée, au vu de la façon dont les négociations ont été menées jusqu’à présent. Les pays gros pollueurs doivent faire plus d’efforts pour résoudre le problème à Paris. »

Les pays du Pacifique arriveront à Paris avec des conditions précises:

- maintenir le réchauffement de la planète en dessous d’1.5 degré d’ici la fin du siècle;

- créer un mécanisme pour les réfugiés climatiques;

- obtenir plus de budget pour s'adapter aux changements climatiques;

- obtenir des compensations des grands pays pour les dégâts causés;

- et imposer un moratoire sur la création de nouvelles mines de charbon.

Des conditions sur lesquelles Fidji n’est pas prête à faire des concessions. Amena Yauvoli:

« Ce sont les objectifs des chefs d’état et de gouvernement du Pacifique. Il ne s’agit pas de sacrifier ou d’abandonner l’un de ces objectifs, parce que c’est une question de survie pour les pays insulaires du Pacifique. Il faut que le monde le sache. »

Hier, les États-Unis ont annoncé qu’ils débloqueront 5 millions de dollars pour plusieurs pays du Pacifique. Une somme qui sera distillée sur les 5 prochaines années, pour aider les gouvernements océaniens à planifier et coordonner l’adaptation au changement climatique. cop

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