A l’ONU, le Vanuatu devient le premier Etat-nation à réclamer un traité de non prolifération des énergies fossiles

océan pacifique
Visuel en réaction au soutien du Vanuatu à ce projet de traité.
Visuel en réaction au soutien du Vanuatu à ce projet de traité. ©Collectif pour le "fossil fuel treaty"
Le président du Vanuatu a soutenu l'initiative vendredi, devant les Nations unies : instaurer un traité de non prolifération des énergies fossiles responsables du réchauffement.

Alors que la montée des océans menace aussi le Vanuatu, son président a relayé un appel. Vendredi 23 septembre, à la tribune de l'ONU, Nikenike Vurobaravu a réclamé la mise en place d'un traité de non prolifération des énergies fossiles responsables du réchauffement. "Nous appelons au développement d'un traité de non prolifération des énergies fossiles, a-t-il déclaré, pour sortir du charbon, du pétrole et du gaz en accord avec +1,5°C." L’objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris. "Il ne reste plus de temps du tout, il faut agir maintenant", a-t-il insisté, soulignant que "personne n'est immunisé contre les événements météo extrêmes qui ravagent nos îles, nos villes, nos Etats".

Notre jeunesse est terrifiée par l'avenir et le monde que nous allons leur laisser en continuant à augmenter notre dépendance aux énergies fossiles.

Nikenike Vurobaravu, président du Vanuatu

Comme celui sur les armes nucléaires

L'initiative a été lancée par des défenseurs du climat inspirés par le traité de non prolifération des armes nucléaires (le site dédié peut être consulté en français ici)Il s’agit de sortir des énergies fossiles pour les remplacer par des énergies "propres et bas carbone". Selon ses promoteurs, en deux ans, la campagne a été soutenue par plusieurs dizaines de villes et de régions dans le monde. Ainsi que par le Vatican, ce qui fait du Vanuatu le premier Etat-nation à soutenir la démarche. La semaine dernière, dans une lettre publiée dans la revue médicale The Lancet, l'Organisation mondiale de la Santé et quelque 200 autres organisations de santé ont elles aussi appelé les gouvernements à mettre en place un tel traité, soulignant "la grave menace qui s'intensifie pour la santé humaine".