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Les araucarias endémiques de la Côte Oubliée sont-ils en danger?

Pour le savoir, l'association Noé a mené une mission fin août dans le parc provincial de la Côte Oubliée, dans le Sud-Est de la Nouvelle-Calédonie. Objectif : recenser deux espèces de conifères en danger d’extinction. Un partenariat entre les scientifiques et les populations de Thio et Yaté.

© Emilie Ducouret
© Emilie Ducouret
  • Brigitte Whaap et Nicolas Fasquel (avec Caroline Moureaux)
  • Publié le , mis à jour le
Ces forêts d’araucarias ont été filmées par l’équipe de l‘association de protection de la biodiversité Noé. Cette partie de la Côte Oubliée, au plus près du littoral, est la partie qui a subi le plus de dégradations liées essentiellement à l’activité minière et aux feux de brousse. C’est également un lieu moins étudié par les botanistes. 
La Nouvelle-Calédonie abriterait quatorze des vingt espèces d'araucarias recensées actuellement dans le monde.  
© Emilie Ducouret
© Emilie Ducouret
 

Des observations à pied et par drone

La mission d’observation s’est déroulée durant six jours, sur terre et sur mer. 
« L’idée, c’était d’utiliser un voilier comme plateforme d’observation sur tout le littoral de la Côte Oubliée pour envoyer le drone quand on repérait un peuplement d’araucarias et dans la baie de Port-Bouquet, plus accessible, on faisait des recensements à terre aussi » explique Thomas Gaillard, consultant en écologie et environnement.
Une trentaine de forêts ont été observées par l’équipe de Noé sur le terrain. 
Araucaria scopulorum © Emilie Ducouret
© Emilie Ducouret Araucaria scopulorum
 

Luxurians et Scopulorum

Reste encore à étudier toutes les données collectées comme les images de drone pour savoir si les deux espèces d’araucarias présentes sur les lieux peuvent se régénérer.
« Pour l’araucaria luxurians finalement, il y a beaucoup de peuplements, il y en a plus d’une trentaine. Maintenant, ce qui nous reste à savoir, c’est est-ce que leur taille et leur espacement influent sur sa régénération et sa préservation à long terme ? Mais déjà, il y en a, c’est une bonne chose » explique Alice Gouzerh, chef de projet de l’association Noé. « L’araucaria scopulorum, l’équipe n’en a pas trouvé avant la baie de Port-Bouquet donc là, on peut dire qu'on a trouvé la limite Sud de son aire de répartition, donc c’est une donnée intéressante. »
Ces données vont maintenant être analysées afin de déterminer les actions de conservation à mener sur le terrain. L’objectif à terme est bien sûr la préservation de ces araucarias dans leur milieu naturel. 
Le reportage de Brigitte Whaap et Nicolas Fasquel 
ETUDE CONIFERES COTE OUBLIEE

Pour en savoir plus sur le projet de l’association Noé : 

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