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Assises : 15 ans pour avoir tenté d’étrangler la victime de son vol

Aux assises ce mercredi, une lourde affaire de tentative de meurtre sur une infirmière. C’était au cours d’un cambriolage il y a cinq ans à Nouméa. Le prévenu qui risquait la perpétuité n’a été arrêté que l’an dernier grâce à l’identification de son ADN. 

© Brigitte Whaap
© Brigitte Whaap
  • Brigitte Whaap (CM)
  • Publié le , mis à jour le

[MISE À JOUR 20 H 30]
La cour d'assises a condamné l'accusé à quinze ans de réclusion criminelle ce mercredi soir. C'est plus que les douze ans réclamés par l'avocat général.
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« Une bête qui s’acharnait »

Le 26 décembre 2014 en pleine nuit, une jeune infirmière de 23 ans est réveillée de son sommeil par un homme qui est en train de l’étrangler. La victime se débat pendant de longues minutes et arrive à faire fuir l’agresseur. 
« On aurait dit une bête qui s’acharnait » déclare-t-elle à la barre lors de son témoignage. 
Si elle en sort, c’est parce qu’elle a eu le réflexe d’enfoncer ses doigts dans ses yeux.  L’expertise médicale détecte une fracture du larynx et une entorse cervicale.
Après cette agression, elle a du subir des traitements médicaux et psychologiques. Elle suit toujours une thérapie.  
 

Confondu par son ADN

L’accusé, originaire de Lifou, a été arrêté en janvier 2018, soit trois ans après les faits. Il a été confondu par son ADN suite à une affaire de violences conjugales. Il est depuis incarcéré au Camp Est. 
Pour la jeune infirmière, les choses sont claires : « il voulait me tuer ». Elle ne comprend pas pourquoi il s’en est pris à elle au lieu de s’enfuir. 
Est-ce que le voleur, puisqu’il est entré dans la maison pour voler, voulait, ou pas tuer sa victime ?
© Brigitte Whaap
© Brigitte Whaap
 

Le témoignage de son ancienne compagne

En fin de matinée, la Cour a entendu l’ex-compagne de l’accusé. Elle avait porté plainte en 2018 contre lui suite à des violences.
Elle a dépeint un homme très violent, qui l’a frappée à de nombreuses reprises pendant les trois années où elle a vécu avec lui. Elle a dit à la barre avoir craint pour sa vie à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il a, une fois, mis un couteau sous sa gorge, ou quand il l’a menacée avec un fusil.
Le matin du 26 décembre, il était rentré dans l’appartement où ils séjournaient à Magenta, avec des traces de griffures sur le visage et le haut du dos. Il lui avait alors dit qu’il s’était battu avec un homme, lorsqu’il tentait de cambrioler une habitation.
D’autres témoins seront entendus cet après-midi. Le délibéré devrait être rendu en fin de journée.

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