Au chevet des enseignements protestants de Nouvelle-Calédonie

éducation
Rentrée collège Eben Eza Ouvéa, Asee
La rentrée 2021 au collège Eben Eza de l'Asee, à Ouvéa. ©NC la 1ere

L'enseignement protestant en Nouvelle-Calédonie représente près de 2 500 élèves. Trente établissements pour l’Asee, douze pour la FELP. Fusionnées, les deux entités assainissent peu à peu leur situation, après un redressement judiciaire et un rapport sévère de la Chambre des comptes. 

Première rentrée, depuis le rapport consacré par la Chambre territoriale des comptes à l’Alliance scolaire de l'église évangélique (synthèse à lire ici) et à la Fédération de l'enseignement libre protestant (synthèse à trouver là). La CTC y scrutait plusieurs années de gestion critique, de 2013 à 2018

Erick Dufour et Claude Lindor font le point :

 

Effort au long cours

«Ce qui est reproché à l’Alliance scolaire et à la FELP, c’est avant tout une mauvaise gestion, une absence d’anticipation, une absence de respect de la réglementation tant au niveau de l’organisation que de la comptabilité», rappelle Isabelle Le Moal, directrice des deux entités. Depuis la mise en redressement judiciaire, fin novembre 2017, le remboursement des dettes est programmé, sur dix ans. Efforts financiers, et réorganisation des deux structures, pour remonter la pente avec le soutien du gouvernement. 

«Faire changer ces habitudes»

«On a mis en place des procédures : comptables, administratives, financières, au niveau des ressources humaines», évalue la directrice. «Il manque encore un cadre, et une application de ce cadre au niveau des établissements scolaires. On a du mal à faire changer ces habitudes. Mais dans l’ensemble, on peut être convaincu du positif

Ecole Mou Ponérihouen FELP
Scène de classe à l'école de Mou, gérée par la FELP à Ponérihouen. ©Marguerite Poigoune / NC la 1ere

 

Long chemin

Une relance engagée pour pérenniser les structures, et pour renouer avec l’investissement, afin de préserver une offre scolaire de qualité. «Nous avons des réunions régulières», renchérit la membre du gouvernement chargée de l’enseignement, Isabelle Champmoreau, reçue au JT lundi. «On voit qu'un chemin a été parcouru mais le chemin est encore long. Des économies sont à faire et une restructuration de fond, également, est à apporter. »

«Une ambition pour l'école»

«Mais pour moi, ajoute l’élue, ce sont les résultats scolaires qui incombent. Quand je rencontre les parents et les enseignants, du privé comme du public, pour nous, ce sont les mêmes exigences : une ambition pour l'école, que nous devons avoir.»

Lisez ici le rapport de la Chambre des comptes sur l'Asee :

 

Et là, celui sur la FELP :