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Australie : les organisations d'aide aux réfugiés dénoncent le projet du gouvernement

« Les réfugiés ont besoin et ont le droit d'être protégés et respectés » : déclaration d'un responsable du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Thomas Albrecht dénonce le projet du gouvernement australien de bannir à vie les réfugiés arrivés par bateau.

Un bateau transportant des demandeurs d'asile. © WA Coroners Court
© WA Coroners Court Un bateau transportant des demandeurs d'asile.
  • Elodie Largenton ABC Radio Australie / publié par Yvan Avril
  • Publié le
Plusieurs ONG de défense des droits de l'homme ont aussi dénoncé le durcissement annoncé de la politique australienne d'immigration. Le projet de loi prévoit son applicabilité à partir du 19 juillet 2013 - le Premier ministre de l'époque, le travailliste Kevin Rudd avait déclaré que « tout demandeur d'asile qui arriverait en Australie par bateau n'aurait aucune chance d'être autorisé à rester dans le pays comme réfugié ». Mais pour la branche néo-zélandaise d'Amnesty International, cela irait à l'encontre de la Convention des Nations unies relative au statut des réfugiés, qui prévoit qu'aucun pays ne peut infliger de sanction à un réfugié en raison de sa présence ou de son entrée illégale sur le territoire.
 
Des critiques qui ne préoccupent pas la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop : « La loi sur l'immigration prévoit déjà des interdictions compatibles avec d'autres interdictions qui empêchent une personne de demander un visa. Il y aura également une disposition qui concernera les personnes ayant payé des passeurs pour essayer d'arriver en Australie. »
 
Pour le moment, il ne s'agit que d'un projet de loi. La coalition libérale-nationale doit obtenir l'aval de sénateurs indépendants ou travaillistes pour que son projet voit le jour.
 
Alors que le sujet est au cœur des discussions, un rapporteur spécial de l'Onu est arrivé aujourd'hui en Australie pour examiner la politique d'immigration du pays. François Crepeau va visiter les centres de rétention sur le sol australien et à Nauru. Au cours de sa mission de près de trois semaines, il rencontrera aussi des responsables du service de la protection des frontières ainsi que des migrants.
 
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