Dans le village de Païta, il y a comme un léger mieux, depuis la reprise des rotations du réseau Tanéo. Le Syndicat mixte des transports urbains, qui gère les lignes, a remis en place trois passages de bus le matin et autant, en fin de journée. Un service interrompu depuis le mois de mai 2024, pendant les exactions.
"Ce n'est pas assez"
Un mieux toutefois léger car selon les riverains, il n’y a pas assez de rotations. “Si on a des rendez-vous l’après-midi par exemple, on ne peut pas prendre le car”, regrette une habitante de Païta. “Les gens ont besoin de descendre sur Nouméa, et là, trois le matin et trois l’après-midi ce n’est pas assez. Avant, les bus passaient partout c’était quand même mieux”, poursuit un autre habitant de la commune.
De leur côté, les chauffeurs de taxi professionnels estiment, eux aussi, qu’il faudrait plus de cars pour améliorer leur chiffre d’affaires. “Cela ne change pas grand-chose, parce qu’il n’y a pas assez de bus. Il n’y en a que trois le matin et trois le soir. Il n’y a plus les navettes. Mais c’est ça qu’il faudrait remettre en place”, indique Gilles Creugnet, vice-président de l’association des taxis de Païta.
Réalité financière
Le SMTU entend les reproches, mais il y a une réalité financière. “Avec le budget dont nous disposons, c’est malheureusement le niveau de service que l’on peut offrir”, révèle Hugues Georgelin, directeur adjoint. "Je rappelle que la desserte de Païta s’arrêtait exclusivement aux Fraisiers, au niveau de l’Arène du Sud. Il n’y avait pas d’autre desserte sur la commune. Là, on augmente légèrement cette desserte en passant par la boucle de Païta Nord vers les Fraisiers, en passant par le village”.
La reprise de cette boucle a été rendue possible parce qu’un autre service du samedi dans la zone a été entièrement supprimé, par manque de fréquentation.