Australie : le premier ministre compare le sabotage des fraises au « terrorisme »

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Fraises
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Depuis la semaine dernière, l’Australie est prise de panique. Plusieurs dizaines d’aiguilles ont été découvertes à l’intérieur de fraises. La filière en subit les conséquences. La police est mobilisée. 
Le sabotage des fraises australiennes à l'aiguille à coudre peut être assimilé à un acte "terroriste", a déclaré mercredi le Premier ministre Scott Morrison alors que l'affaire a semé la panique dans le pays.
Une vingtaine de fraises dans lesquelles avaient été plantées des aiguilles à coudre ou des épingles ont été découvertes à travers l'Australie, semant la panique.
 

Un durcissement de la législation

"On ne rigole pas", a déclaré M. Morrison dans un discours télévisé. "Ce n'est pas acceptable, ce n'est pas du tout acceptable dans ce pays", a-t-il ajouté, qualifiant l'auteur de "lâche" et de "larve".
En durcissant les sentences, ce type de crime serait comparable "à des choses comme la possession d'images pédophiles et le financement du terrorisme. C'est vous dire combien je prends l'affaire au sérieux", a ajouté le chef du gouvernement.
Il a réclamé un durcissement de la législation pour porter à 15 ans la peine encourue par les auteurs de contamination alimentaire.
 

Un mauvais coup pour la filière

"Recommencez à acheter des fraises comme auparavant, et prenez simplement les précautions qu'il faut. Faites une pavlova ce week-end et mettez-y des fraises", a-t-il suggéré.
Il faut dire que les producteurs subissent de plein fouet cette crise. Certains ont du détruire leurs récoltes et mettre leurs employés au chômage technique, comme le montre cette vidéo postée sur Facebook. Les supermarchés ont rappelé les barquettes, ou pour certains les passent au détecteur de métal. 
Certains comme le géant Woolworths retirent temporairement de leurs rayons les aiguilles à coudre. Des magasins de Nouvelle-Zélande ont suspendu la vente de fraises australiennes en vrac.
 

#smashastrawb

Sur les réseaux sociaux aussi, on se mobilise pour venir en aide aux producteurs, notamment avec le hashtag #smashastrawb (écrase une fraise) qui enjoint les consommateurs à continuer à manger des fraises, en leur donnant parfois des astuces pour être sûr de ne pas avaler d’aiguille. 
 

Des « copycats »

La police est toujours à la recherche de l'auteur de la contamination. 
Mais son acte donne des idées à d’autres qui imitent son geste. Un jeune garçon a été interpellé après avoir admis l'avoir imité « pour faire une blague ». Des aiguilles ont également été découvertes dans une pomme et une banane, sas doute placées par des déséquilibrés.  
La police offre une récompense de 100 000 dollars australiens (7,4 millions CFP) à quiconque donnera des informations permettant d’interpeller des coupables.
Selon les autorités, le sabotage originel serait confiné à trois marques de fraises vendues dans le Queensland. 

Les explications de Bruno Sat, de la1ère 
©nouvellecaledonie
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