Avant l'entrée en vigueur du pass sanitaire, la vaccination connaît un léger regain

coronavirus
Vaccination Ko We Kara 9 octobre
©Nc la 1ere
C’est un des effets indirects du pass sanitaire. L’annonce, jeudi, de sa mise en place à partir de lundi, motive certains Calédoniens à aller se faire vacciner. Et à chacun ses raisons : pour pouvoir sortir librement, pour prendre l’avion, ou encore, pour des raisons professionnelles.

Ils le reconnaissent parfois à demi-mots, mais certains des candidats à la vaccination ce week-end, sont venus à la suite de l’annonce de la mise en place du pass sanitaire. Parmi les candidats à la vaccination ce samedi, on retrouve des jeunes, des travailleurs et des familles. "C’est pour pouvoir sortir, sans faire de tests, j’ai pas envie d’être enfermée chez moi", lance une jeune femme de 20 ans.

1 200 doses à Ko We Kara ce samedi

La reprise de l’école et la nécessité de prendre un avion a motivé cette maman venue au vaccinodrome de Ko We Kara avec son fils. "Nous on est de Lifou, c’est pour pouvoir prendre l’avion et puis il y a l’école qui reprend", assure la mère de famille.

Pour d’autres, le pass sanitaire a des conséquences sur le plan professionnel. "Pour moi ça a un lien avec le professionnel, il n’y a pas le choix", ajoute un autre candidat à la vaccination. À Ko We Kara, près 1200 doses ont été injectées ce samedi.

Pour Patricia Pedre, directrice adjointe de la Dpass-Sud, le pass sanitaire pourrait expliquer ce regain de vaccination. "Depuis trois jours, on a 20% des personnes qui se présentent pour la vaccination, qui viennent uniquement pour ça, parce qu’il y a la mise en place du pass sanitaire", explique la professionnelle.

Patricia Pedre, au micro de Stephanie Chenais

 

Immunité collective

Au foyer Wallisien, à Tina, plus de 400 personnes sont venues se faire vacciner. Pour Pétélo Sao, président du conseil d'Administration de la Sic, le pass a surement joué un rôle, mais il souhaite sortir de cette logique. "Je suis persuadé, qu’une campagne vaccinale sur le volontariat, aura de meilleurs effets que si elle est obligatoire. On espère vraiment qu’au 31 octobre, on arrive à une immunité collective, qui nous permettra de dépasser ces débats". 

Selon le dernier point sanitaire du gouvernement, à ce rythme, l’objectif de 85 % de la population vaccinable pourrait être atteint fin novembre. 

Le reportage de Stephanie Chenais

 

Le reportage télé de Nathan Poaouteta et Gaël Detcheverry :

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