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L'aventure du Rotary tour continue, mais du Sud au Nord de la Nouvelle-Zélande

Il reste moins d'un mois pour soutenir le tour cycliste en solitaire de Pascal Temmar autour de la Nouvelle-Zélande. Et le projet, porté par le club-service, d'implanter des fermes-écoles dans le Pacifique tout en luttant contre le réchauffement climatique.

© Pascal Temmar
© Pascal Temmar
  • Par Françoise Tromeur
  • Publié le , mis à jour le
Pascal Temmar aborde la seconde partie de son challenge. Vendredi, l’informaticien calédonien a entamé le trajet retour de son tour cycliste en solitaire autour de la Nouvelle-Zélande. Entre le 2 janvier et le 7 février, l'homme et son VTT taillé pour la route ont «descendu» toute l’île du Nord, de Cap Reinga à Wellington, puis toute l’île du Sud, de Picton à Bluff.

Vélo troqué contre le ferry pour rallier l'île du Sud, de Wellington à Picon. © Pascal Temmar
© Pascal Temmar Vélo troqué contre le ferry pour rallier l'île du Sud, de Wellington à Picon.

«Et voilà, c’est fait»

«Et voilà, c’est fait. Après 173.45 km très très frais et 3876 km, je suis arrivé à l’autre extrémité de la Nouvelle-Zélande, Bluff, 42 jours plus tard», a-t-il écrit mercredi dernier sur sa page Facebook, depuis «la ville au monde la plus proche du pôle Sud».

Devant le célèbre «panneau indicateur» de Bluff, tout en bas... © Pascal Temmar
© Pascal Temmar Devant le célèbre «panneau indicateur» de Bluff, tout en bas...

Pour une grande cause

Un pari motivé par une grande cause: la lutte contre le réchauffement climatique. Ce marathon est destiné à collecter des fonds au profit du Rotary Nouméa Ducos Boulari. Le club-service s’est donné pour projet de développer des fermes-écoles en Océanie, comme il l’a fait avec une pépinière associative dans le Nord de Païta. Objectifs: l'éducation de la jeunesse, l’autosuffisance alimentaire et la préservation de la ressource en eau.

Le trait noir représente la traversée de l'île du Nord, de Cap Reinga à Wellington.
Le trait noir représente la traversée de l'île du Nord, de Cap Reinga à Wellington.

Chacun peut contribuer

Le budget moyen est estimé à deux millions CFP par ferme-école et chacun peut contribuer, les particuliers comme les entreprises, aussi bien de Calédonie que de Nouvelle-Zélande (ou au-delà!). Les dons se font à travers des sites de financement participatif, l'un calédonien et l'autre néozélandais.

Puzzling world, à Wanaka. © Pascal Temmar
© Pascal Temmar Puzzling world, à Wanaka.

Peu de dons

Au 11 février, ils recensaient en tout… moins de 80 000 F. La collecte de fonds n'a pas décollé. Pourtant, ce périple dicté par la générosité représente aussi une aventure humaine, parfois éprouvante. Pascal Temmar n'entend pas se décourager: «D'ici quelques jours, des polos avec la mascotte du Tour seront en vente, répond-il. Les informations seront sur la page Facebook rotarytournz2018. Ce n'est pas encore fini.»

En bleu, la remontée de l'île du Sud depuis la ville de Bluff.
En bleu, la remontée de l'île du Sud depuis la ville de Bluff.

Chemin inverse

Ni au figuré, ni au sens propre. Le Rotarien parcourt désormais le chemin inverse. Celui qui doit l’amener jusqu’à l’avion du retour, prévu le 3 mars, après avoir de nouveau longé les deux îles du Long nuage blanc. Mais du Sud au Nord! «Il reste environ 2000-2500 km à parcourir avec de jolies difficultés au programme, des paysages somptueux à découvrir et de nombreuses personnes à rencontrer», résumait-il jeudi.

Souvenir d'un couple danois qui a épanché une grande soif, entre le glacier Franz Josef et Haast. © Pascal Temmar
© Pascal Temmar Souvenir d'un couple danois qui a épanché une grande soif, entre le glacier Franz Josef et Haast.

«Les jambes et la tête fonctionnent»

Le quadragénaire se sent prêt à tenir la distance. «L'état d'esprit est très bon et tout se déroule comme je le pensais, assure-t-il, y compris pour la météo très froide des derniers jours, un phénomène courant dans le sud de l'île du Sud. J'aborde donc la remontée vers Auckland avec confiance tout en restant très prudent, comme au premier jour. Au niveau physique, tout se passe bien, pas de problème, les jambes et la tête fonctionnent parfaitement.»

Hanmer Springs. Le cyclotouriste a accumulé un dénivelé positif de plus de 30 000 mètres. © Pascal Temmar
© Pascal Temmar Hanmer Springs. Le cyclotouriste a accumulé un dénivelé positif de plus de 30 000 mètres.

«Météo changeante et relief impressionnant»

Les milliers de kilomètres abattus l'an dernier en guise d'entraînement portent leurs fruits. Et puis Pascal Temmar ne pédale pas en terrain inconnu: «Mon premier tour de Nouvelle-Zélande, en 2016-2017, m'a montré à quoi il fallait s'attendre, une météo changeante et un relief impressionnant.» Mais aussi la gentillesse, le sens de l'accueil et la bienveillance des Néo-Zélandais.

Se protéger du froid et du vent, du côté d'Owaka. © Pascal Temmar
© Pascal Temmar Se protéger du froid et du vent, du côté d'Owaka.

Plus de 4000 kilomètres

A l'issue de l'étape parcourue samedi entre Invercargill et Te Anau, le «creazy» cyclotouriste avait dépassé les 4000 kilomètres au compteur.

Bienvenue dans le district de Gore! © Pascal Temmar
© Pascal Temmar Bienvenue dans le district de Gore!


A suivre en ligne

Le site: https://www.rotarytournz.com/
Un tracking GPS y permet de suivre en direct le tour cycliste de Pascal Temmar. 

La page Facebook: https://www.facebook.com/rotarytournz2018/ 

Nous donnerons régulièrement des nouvelles de ce périple. 

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