Bail rural : la réticence des propriétaires

agriculture
Baux ruraux
©La 1ère
Depuis le début du mois, le Gouvernement sillonne la brousse à la rencontre des agriculteurs. Objectif : vanter les mérites des baux ruraux. Car le dispositif de location de terres agricoles, lancé il y a 1 an, peine à convaincre les propriétaires fonciers. 
En dépit des cadeaux fiscaux vantés par le Gouvernement et la belle ambition de donner un coup de jeune à l'agriculture, force est de constater que le dispositif des baux ruraux peine à séduire les propriétaires. Rémi Vergès, possède 130 hectares à Boulouparis, il avoue sans mal préférer louer ses terres à son fils plutôt qu'à des inconnus. "Disons qu'en famille, ça se passera toujours mieux. C'est pour ça que les premières locations se sont faites en famille. On sait que les parents ne vont pas écraser leurs enfants et inverssement, que les enfants s'arrangeront toujours pour ne pas embêter les parents. Donc voilà, ça se passe certainement mieux comme ça qu'avec des étrangers, des gens qu'on connaîtrait pas et qu'on installerait sur nos terres. On pourrait avoir à faire à des "aventuriers". Il est là le problème."

Un problème auquel s'ajoute d'autres contraintes. Tehani Allain est en recherche d'un terrain agricole pour y produire fruits et légumes. Elle sait que le dispositif joue en sa faveur de part son régime ultra-protecteur. Cependant, elle dit entendre la réticence de certains propriétaires fonciers."Il y a des restrictions qui ne sont pas intéressantes pour les propriétaires. Le souci c'est que le locataire ne peut être là que si le propriétaire le veut bien et le fait de les empêcher de continuer leur activité rurale s'ils souhaitent louer leurs terres est à mon sens.... excusez moi du terme, ridicule. Ca leur permettrait de bien vivre grâce à leur location et à leur production." 

En l'espace d'un an, le bail rural a séduit 24 exploitants et généré 2000 hectares de location agricole.

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