Biodiversité : l’initiative Kiwa, nouvel outil de financement pour les projets environnementaux dans le Pacifique

écologie
Initiative Kiwa 1

L’initiative Kiwa, outil de financement pour les projets résiliants autour de la biodiversité est développé dans le Pacifique et sur le territoire. Financé entre autre par la France ou l’Australie, il est porté localement par l’Agence française pour le développement.

Le président de la république Française Emmanuel Macron est à l’initiative du programme Kiwa, dont l’objectif est d’aider les territoires du pacifique à relever les défits environnementaux et écologiques.

Solutions fondées sur la nature

La France, l’Union Européenne, le Canada, l’Australie ou encore la Nouvelle-Zélande, ont mis sur la table plus de 4 milliards de francs CFP. Une initiative qui devrait intéresser la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna. 

Le critère de sélection majeur pour chaque projet : intégrer des solutions fondées sur la nature. "L’idée étant que la nature plus elle est fonctionnelle, mieux elle permet à l’humanité, aux communautés et aux territoires, de répondre aux effets du changement climatique et d’être moins vulnérable", lance Philippe Renault, directeur régional Océan Pacifique de l’AFD.

"Par exemple, il vaut mieux planter de la mangrove, restaurer des herbiers marins ou encore la barrière de corail, pour lutter contre la montée du niveau de la mer et les risques d’inondation".

Agriculture biologique

Parmi les solutions fondées sur la nature : une agriculture biologique. Sur ce volet, l’initiative Kiwa bénéficie de l’expérience du programme Protege, le projet régional océanien des territoires pour la gestion durable des écosystèmes.

"Grâce aux méthodes qu’on applique en agriculture biologique, on rend nos sols plus résiliants aux changements climatiques. On garanti sur le long terme une production. On évite l’érosion des sols. C’est la mise en place de principes naturels, pour rendre une agriculture résiliante", précise Franck Soury-Lavergne, agriculteur. 

L’occasion de créer des échanges assure de son côté Clément Gandet, coordinateur agriculture du projet Protege. "On est aussi sur le renforcement des échanges entre hommes. Si on prend l’exemple des territoires concernés, le fait qu’il y ait Kiwa sur le réseau de démonstration, on va pouvoir avoir des fermes dans d’autres pays et organiser des échanges entre Wallisiens et Tongiens, qui ont finalement les mêmes pratiques". 

Pour bénéficier du dispositif, les organismes et institutions publiques doivent déposer leur projet sur le site web de l’initiative Kiwa, avant le 15 septembre 2021. 

Le reportage de Dave Waheo-Hnasson et Philippe Kuntzmann :