Un Calédonien intègre les sapeurs-pompiers de Paris

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Pompier intègre pompiers de paris
Cette année, il est le seul à avoir été choisi par la plus prestigieuse des brigades de pompiers. David Draghiceviz, 23 ans, s’est envolé il y a quelques jours pour un an et demi d’expérience professionnelle dans la ville Lumière. 



 
Si David Draghiceviz a beaucoup appris à la caserne de Boulouparis, et ailleurs sur le territoire, sa soif d’ailleurs l’a poussé dans les bras de la brigade des sapeurs pompiers de Paris après des tests psychotechniques, physiques, théoriques et un oral avec un caporal de la Brigade des Sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). 
 

Un an avec les pompiers de Paris, beaucoup disent que ça équivaut à deux ou trois années de pompier ici. Les pompiers de Paris c’est un corps de l’armée française donc c’est militaire, c’est pas pareil que le pompier communal.

David Draghiceviz, pompier volontaire SIVM sud Boulouparis

 


En quête d’adrénaline 


David aime ce que sont les pompiers mais il aime aussi voir et ressentir ce que d’autres ne feront jamais. « Ce que je recherche, c’est l’adrénaline, et l’occasion de combattre des incendies comme celui de la cathédrale de Paris par exemple. »
 
pompier


Des collègues fiers  


Intégrer l’élite de la profession, beaucoup en rêvent, mais peu y parviennent. Le recrutement de David est donc vécu avec fierté par ses collègues et amis de la caserne de Boulouparis.
 

C’est un frère de feu que j’ai recruté, que j’ai formé. Ça fait mal qu’il parte et en même temps je suis fier, je sais que l’on restera en contact. Je suis fier d’avoir un petit frère comme lui, qui part là-bas faire l’élite.

Marc Joussiaume, sergent chef de garde

 
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Un métier difficile 


La joie du départ ne peut faire oublier que ce métier reste dur. Ces hommes et femmes du feu sont souvent les premiers sur les fronts les plus graves. Le besoin d’être ensemble et d’exercer des temps de parole demeure vital pour ne pas ramener certaines choses chez soi. "On a le devoir de laisser ce qu’on voit en intervention à la caserne. Entre collègues, on peut discuter mais cela s’arrête après le passage du portail. Il y a des interventions banales qu’on peut raconter et d'autres, non." explique David. 

David Draghiceviz reste une exception à la règle en Nouvelle-Calédonie, dans sa démarche de partir. Pour cette raison, les pompiers renouvellent leur appel chaque année à plus de volontaires. 
Le reportage de Nathan Poaouteta et Claude Lindor :
©nouvellecaledonie
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