Calédoniens ailleurs : André Capiez, vivre et revivre

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Calédoniens ailleurs : André Capiez, vivre et revivre
Calédoniens ailleurs : André Capiez, vivre et revivre ©André Capiez
Nombre de nos compatriotes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Etudes, recherche d’emploi, histoire d’amour, envie d’ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l’aventure ailleurs ? Cette semaine, André Capiez, acupuncteur.
« A un moment donné, je me suis posé des questions sur mon avenir. J’ai eu envie de nouveauté. J’ai décidé de changer de vie. »  Il y a sept ans, André quitte la Nouvelle-Calédonie pour s’installer à Wellington et devenir masseur-acupuncteur.

Un changement total pour le Nouméen qui a fait toute sa carrière au sein de la Communauté du Pacifique (CPS).  Plus jeune, diplômé d’une maitrise de français obtenue en Australie, André intègre l’organisation scientifique comme correcteur-rédacteur. Au fil des années, ce descendant d’André Capiez, l’un des premiers boulangers du Territoire, gravit les échelons pour diriger le service des publications. « J’étais devenu un peu la mémoire de l’organisation ». Alors qu’il s’apprête à signer un nouveau contrat avec la CPS, André s’interroge sur son futur. « J’avais envie de faire quelque chose de concret où je pouvais aider les gens et également m’accorder du temps.» Séduit par les médecines douces et décidé à rejoindre son conjoint,  André s’envole pour Wellington en 2009. Avant de se tourner vers la médecine chinoise, il obtient un diplôme d’Etat pour devenir masseur sportif et thérapeutique.
André Capiez s’est formé à la médecine chinoise
André Capiez s’est formé à la médecine chinoise à Pékin au côté du Docteur Robidoux, spécialiste de la discipline ©André Capiez
Il travaille pour des évènements sportifs comme le triathlon de Taupo avant de s’occuper de l’équipe des Fidji de rugby à sept.  Comme en Nouvelle-Zélande un acupuncteur n’est pas obligé d’être médecin pour pratiquer, André se lance. Il passe une licence en sciences de la santé. Passionné par ce qu’il apprend, il effectue des stages à travers le monde notamment en Chine où il se forme à la phytothérapie. Aujourd’hui, s’il possède son propre cabinet, le Calédonien est déterminé à venir en aide aux autres. « L’acupuncture est une complémentarité de la médecine européenne. Elle ne se substitue pas mais peut soulager la douleur. »  Le Calédonien multiplie les missions bénévoles et humanitaires.
Le Calédonien est parti en mission humanitaire pour soigner des villageois népalais
Le Calédonien est parti en mission humanitaire pour soigner des villageois népalais ©André Capiez
L’an dernier, il a participé à un programme de réhabilitation pour dépendance aux drogues et addictions au sein de la prison pour femmes de Wellington.  Il a exercé à la bibliothèque municipale pour des personnes qui n’avaient pas les moyens de s’offrir des consultations. Au début de l’année, il s’est rendu dans un village isolé du Népal pour soigner les habitants.  A l’aube de la soixantaine, André est sûr d’avoir « fait le bon choix.» « J’ai l’impression d’avoir un impact positif sur la santé des gens. C’est une grande satisfaction quand j’arrive à soigner quelqu’un. »  Des projets pleins la tête, André continue d’épancher sa soif de savoir tout en se consacrant aux autres. Il souhaite faire une maitrise en phytothérapie chinoise et continuer le bénévolat. « Je n’ai aucun regret sur ma nouvelle vie excepté celui de ne pas avoir commencer plus tôt. »

André Capiez revient sur son parcours : 
Calédoniens ailleurs : André Capiez, une nouvelle vie pour s’accomplir

par ambre@lefeivre.info 
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