Comment le Pacifique insulaire a déjà fait le buzz aux JO de Pékin

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Parmi les images fortes, à l'ouverture des JO de Pékin, le défilé torse nu dans le froid de Nathan Crumpton, porte-drapeau des Samoa américaines et seul représentant du Pacifique insulaire.
Parmi les images fortes, à l'ouverture des JO de Pékin, le défilé torse nu dans le froid de Nathan Crumpton, porte-drapeau des Samoa américaines et seul représentant du Pacifique insulaire. ©NC la 1ère
Plus de 2 800 athlètes aux Jeux Olympiques d’hiver qui se déroulent en Chine en ce mois de février et un seul représentant du Pacifique insulaire. Mais il a réussi d’entrée l’exploit de se faire remarquer de toute la planète : Nathan Crumpton, porte-drapeau des Samoa américaines et concurrent au skeleton, a défilé à l’ouverture des JO en tenue traditionnelle. Torse nu et en claquettes par - 6 degrés.

Son torse huilé a fait le tour du monde ! Faisant sans doute découvrir à une partie de la planète l’existence des Samoa américaines et du skeleton… C’est dans cette discipline que Nathan Crumpton, 36 ans, participe aux Jeux Olympiques d’hiver qui se déroulent à Pékin. Et pour cette raison qu’il a défilé vendredi soir, durant la cérémonie d’ouverture. Un porte-drapeau qui a fait sensation, foulant le stade Nid d’oiseau en tenue traditionnelle (et en claquettes)… par - 6 degrés Celsius.

En lice à partir de jeudi

L’athlète a participé l’an dernier aux JO de Tokyo, en courant le 100 mètres. Au Japon, déjà, il a arboré l’étendard des American Samoa en tenue traditionnelle, mais pour la cérémonie de clôture. En Chine, le seul représentant du Pacifique, en dehors des délégations australienne et néo-zélandaise, concourra à partir de jeudi 10 février, à Yanqing situé à environ 90 kilomètres de la capitale. Dans un sport qu’il a découvert en regardant à la télévision les Oympiades de Vancouver en 2010. Rappelons que le skeleton consiste à dévaler une piste allongé sur une luge la tête en avant.

Le Tongien Taufatofua resté au royaume pour aider

Avec ce défilé en tenue traditionnelle, il s’inscrit dans le sillage du très remarqué Pita Taufatofua. Le Tongien a paradé le torse huilé et en pagne en tant que porte-drapeau de son pays lors des trois dernières éditions des JO. Pas cette fois. Il est resté au royaume pour aider les victimes de l'éruption volcanique et du tsunami qui ont touché son pays à la mi-janvier. En expliquant, selon Radio Australia : "Les Jeux Olympiques, c'est l'esprit Olympique, l'esprit d'unité, et il y a plusieurs façons de porter un drapeau et de représenter son pays. Et pour moi, la façon la plus importante de porter un drapeau en ce moment est d'aider les gens." Mais Pita Taufatofua s’est fendu d’un clin d’œil sur Twitter.

Bourlingueur

Nathan Crumpton est né au Kenya, d’un père Américain en poste dans ce pays pour l'US Foreign service, le Service extérieur des Etats-Unis. Et d'une mère aux origines chinoise et polynésienne. Il a vécu en Afrique, en Australie, en Virginie. Radio Australia le racontait avant la cérémonie d'ouverture, c'est après avoir fait le voyage à Pékin que le sportif a appris être le seul Océanien des Jeux hors Australie et Nouvelle-Zélande. "C'est en fait un petit fait sympa", a-t-il réagi. "Et tout ce que je peux faire, c'est espérer représenter la région du Pacifique du mieux que je peux et présenter à certaines personnes le monde des sports d'hiver, ce qu'elles ne connaissaient peut-être pas auparavant."

Blessure

On apprenait au passage qu'il doit composer entre l'entraînement et un traitement médical pour une blessure aux muscles ischio-jambiers qu'il a négligée jusqu'à présent, en raison du risque potentiel de Covid-19. "Donc, cela entrave un peu mes chances de performance", a encore déclaré Nathan Crumpton, toujours cité par Radio Australia. "Mais cela étant dit, je cherche toujours à faire une belle course, je cherche toujours à m'amuser."