Contexte, confidentialité, ambitions : Vincent Nadeau, vice-président d’IMédiation NC, invité de la matinale

invités de la rédac
Vincent Nadeau, vice-président de l’association IMédiation NC
Vincent Nadeau, vice-président de l’association IMédiation NC. ©NC la 1ère
Vincent Nadeau, vice-président de l’association IMédiation NC (pour Institut de la médiation de Nouvelle-Calédonie), était l’invité de la matinale radio du vendredi 27 mai. Née voilà deux ans, contrainte de rester discrète le temps de la crise Covid, la structure peut enfin reprendre une dynamique de terrain. Avec ses vingt médiateurs formés et diplômés, l’association propose d’aider à dénouer des différends ou des conflits dans les domaines professionnels, personnels, familiaux, de voisinage…

Dans la démarche de médiation se trouve une ambition : celle d’aider les personnes en conflit à régler leur différend de manière pacifique et sans aller jusqu’au procès. "Cela s’applique dans tous les contextes : familial sur des successions, avec son employeur, avec son collègue… Et elle peut être enclenchée sur un différend naissant ou sur un conflit bien ancré, à partir du moment où les deux partis sont en accord pour utiliser la médiation"Même en cours de procès, une démarche peut être engagée et permettre de stopper la procédure judiciaire.

Pour une médiation efficace

Une fois les deux protagonistes d’accord pour faire appel à la médiation, les règles sont importantes. "Le médiateur va amener un cadre sécurisé : tout ce qui sera dit lors de la médiation, restera dans la médiation. On signe d’ailleurs une convention dès le début"Une confidentialité essentielle pour la réussite de la démarche. Mais une réussite qui n’est pas systématique. "Chaque parti est en droit d’interrompre la médiation"Si le but est bien entendu d‘aboutir à une résolution de conflit, personne n’est contraint de rester dans la démarche. "Ce qu’il y a de sûr, c’est que lors d’une médiation, beaucoup de points de vue changent…"

Cadrer la démarche

Lorsque la médiation porte ses fruits et qu’un accord est trouvé entre les deux protagonistes, une étape supplémentaire peut être ajoutée pour engager véritablement les partis à respecter leur parole. "On peut tout à fait demander à un juriste d’établir un protocole d’accord, lequel peut être validé par un juge et lui donne une force exécutoire". En amont, le médiateur se doit également d’être attentif à la sincérité de chacun pour garantir un équilibre entre les deux et le respect des engagements. Et, pour aller plus loin, l’association travaille à donner à la médiation un cadre juridique à l’image de celui qui existe en Métropole (obligatoire dans certaines procédures). Déjà, plusieurs médiateurs travaillent avec la cour d’appel de Nouméa.

La Calédonie, terre de médiation

"La Calédonie est une terre de médiation, affirme Vincent Nadeau. La diversité culturelle que nous avons nous force naturellement à la médiation. On a cette obligation de se comprendre les uns les autres, sinon on ne peut pas travailler ensemble". Le besoin de se parler et de se comprendre est, certes, très présent, mais "cela a toujours été", précise le médiateur, quel que soit le contexte et le moment.

Pour faire appel à IMédiation NC, contactez le 811 508 ou écrivez à contact@imediation.nc.

Un entretien à retrouver dans son intégralité ici.