Coronavirus : la Papouasie Nouvelle-Guinée demande l’aide de l’OMS

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Papouasie Port Moresby
Port Moresby capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée
C’est un appel à l’aide que lancent les autorités papoues. Le pays compte désormais 30 cas de Covid-19 déclarés mais l’épidémie pourrait être beaucoup pus développée. Le pays craint de ne pouvoir assumer sur le plan sanitaire.
La Papouasie-Nouvelle-Guinée a appelé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à l'aide pour faire face à une augmentation du nombre de cas de coronavirus qui fait craindre une épidémie de grande ampleur dans ce pays aux ressources limitées.
Alors que le pays était globalement parvenu jusque-là à éviter une explosion des cas, il est confronté depuis quelques jours à une hausse du nombre de contaminations.
 

Sans doute beaucoup plus de cas qu’annoncé

Les autorités ont encore fait état jeudi de trois nouveaux cas au cours des dernières 24 heures, portant le total à 30, alors qu'il n'était que de 11 dimanche.
Avec des capacités de dépistages limitées, et des contaminations qui ont été enregistrées chez les travailleurs de santé, les autorités redoutent que le virus ne soit en fait déjà beaucoup plus répandu.
Le responsable de l'autorité papouasienne de surveillance des pandémies, David Manning, a fait part de ses "graves préoccupations quant au rythme inquiétant de l'augmentation des cas de Covid-19 à Port Moresby et de la probable propagation aux autres provinces", faisant état d'une "forte probabilité de transmissions étendues dans la population ».
 

Un système de santé sous pression

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est un des pays les plus pauvres du Pacifique et son système de santé est déjà sous pression du fait du paludisme, de la tuberculose et du Sida, alors que l'archipel fait aussi face à une résurgence de la polio.
M. Manning a précisé que l'OMS était en train d'organiser une équipe internationale d'urgence qui se déploiera en Papouasie.
Il a fait état d'un "besoin urgent" de personnels de santé pour aider le pays à gérer les nouveaux cas et organiser les installations d'urgence.
"Nous sommes en train de discuter avec les forces de défense pour qu'elles aident le département de la Santé. Nous avons toujours dit que nous ne disposions pas des installations adéquates", a-t-il poursuivi.
Il a reconnu que le nombre de tests était "très limité" en dehors de la capitale.
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