Covid-19 : la vaccination a commencé à Koné

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Pole sanitaire du Nord. Hôpital Koné
©Marguerite Poigoune

Depuis lundi, le pôle sanitaire Nord à Koné est devenu centre de vaccin anti-Covid. Dans l'immédiat, ce sont d'abord les personnels de santé qui sont vaccinés. La DASS communiquera ensuite pour les populations à risque dans le grand public.

A Koné, le reportage de Gilbert Assawa et Brice Bachon. 

« Montrer l’exemple »


Une piqûre, c’est à priori banal, sauf que cette fois, l’injection était très attendue. Depuis lundi, le pôle sanitaire Nord dispose d’une salle de vaccination anti-Covid-19. Mardi soir, ils étaient déjà près d’une cinquantaine à être passés à Païamboué.
Dont Wilfried Weiss, le maire de Koumac, volontaire pour le vaccin :
« J’ai fait pas mal d’asthme étant petit, mais c’est surtout pour montrer l’exemple, parce qu’on a toujours des appréhensions, mais je pense qu’il faut passer par là ».

Un millier de vaccins

A Koné, un congélateur renferme un millier de vaccins conservés à très basse température. Une fois décongelées, les doses se conservent cinq jours au réfrigérateur. Ainsi, les déplacements vers les dispensaires de l’Intérieur et des îles peuvent disposer d’une certaine souplesse. 
«  Il y a un médecin, un infirmier et une secrétaire qui sont basés dans les locaux du centre hospitalier Nord à Koné, qui ont la charge de prendre en charge toute la population qui est concernée dans la phase 1 de vaccination » explique Joachim Tutugoro, le directeur du pôle sanitaire Nord.
La fourniture des vaccins dépend pour l’instant des autorités métropolitaines et des doses disponibles. Le stock reçu à Koné est utilisable jusqu’à début avril. 

Les personnels de santé d’abord

Coordonnées par la DASS, les opérations de vaccination se déroulent selon un protocole pré-établi : dans l’immédiat, près de la moitié des réserves congelées sera utilisée.
« Pour l’instant, dans le Nord, ce sont tous les personnels de santé qui sont visés dans la phase 1. Donc, le personnel du CHN, les personnels libéraux, et les personnels des CMS (centre médico-sociaux). Et on a également le personnel de l’EHPAD de Koumac qui devra être vacciné » explique Marie-Pierre Nexon, médecin-urgentiste, référente Covid-19.
Le grand public devra attendre avril et les consignes des autorités sanitaires pour bénéficier de la protection.

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