Covid, inflation, résilience économique : Yann Caron, directeur de l'IEOM, invité de la matinale

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Yann Caron, directeur de l'IEOM en Nouvelle-Calédonie ©NC la 1ère
L'Institut d'Emission Outre-mer a publié début août son rapport annuel économique 2021. L'occasion de revenir sur l'état de santé économique du Caillou après la succession de crises depuis 2020 avec Yann Caron, le directeur de l'IEOM. Il était l'invité de la matinale du lundi 29 août.

2021, année difficile pour l'économie calédonienne, plus qu'ailleurs dans le monde. C'est le constat établi par le rapport annuel économique de l'Institut d'Emission Outre-mer (IEOM) pour l'an dernier. Une année caractérisée par une succession de crises, rappelle Yann Caron, son directeur. ''Il y a eu surtout la crise Covid, qui nous a touché en décalage d'un an avec le reste du monde de retard, mais aussi la suite de la crise de la reprise de Vale, l'épisode climatique La Niña qui a apporté d'importantes pluies et enfin les changements politiques entre la chute du gouvernement et le troisième referendum". Des évènements qui ont empêché la Nouvelle-Calédonie de bénéficier du rebond de croissance connu presque partout ailleurs dans le monde. En témoigne, le recul du PIB pour la troisième année consécutive. Il baisse de -3 % en 2021. 

Une économie résiliente 

Pour autant, l'IEOM estime que cette période a montré la résilience de l'économie calédonienne, grâce notamment à l'ensemble des dispositifs publics d'aide. "On a eu peu de casse, c'est à dire peu d'entreprises qui ont dû fermer ou déposer le bilan. On a aussi eu un maintient de l'emploi même si certains secteurs ont plus souffert que d'autres. Enfin, la consommation des ménages s'est aussi maintenue, donc l'essentiel du tissu économique a été préservé". Certains secteurs, comme le commerce ou le tourisme intérieur, ont même réussit à tirer leur épingle du jeu. 

2022, la douche froide

Cette résilience va devoir être mise à profit pour les mois à venir. Car là où l'IEOM espérait, en début d'année, une reprise, le contexte mondial vient jouer les troubles fête. "A notre décalage temporel, s'est ajouté une inflation qui devait être ponctuelle due à la remise en route des outils de production, après 2 ans de mise en sommeil. A cela, se sont encore ajoutées les très fortes tensions sur l'énergie et les matières premières liées à la guerre en Ukraine. L'inflation est devenue structurelle et c'est LE défi de 2022". Un défi qui concernera aussi la Nouvelle-Calédonie.

Un entretien qui sera à retrouver en intégralité ici.