Des chiens de la Spanc reconvertis en agents biosécurité

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Chiens renifleurs sivap
Les 3 nouvelles recrues du Sivap, le service d'inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire de Nouvelle Calédonie. ©NC la 1ere
A Nouméa, trois nouveaux agents de biosécurité viennent d'être formés à la détection de produits à risque sanitaire. Il s'agit de trois chiens qui ont intégrés le Sivap, le service d'inspection vétérinaire et alimentaire. Si la brigade cynophile existe depuis longtemps, c'est la première fois que ces chiens renifleurs sont recrutés localement.

Néo, Taz et Summer, tels sont les noms des trois nouvelles recrues du Sivap. Anciens pensionnaires de la Spanc, ces animaux ont été formés à la détection de produits à risque sanitaire au centre de tri postal de Nouméa. 

Un recrutement local 

Auparavant, les chiens renifleurs arrivaient d'Australie pour un coût d'un million et demi de francs chacun. Aujourd'hui c'est à la Spanc, la société protectrice des animaux de Nouvelle Calédonie, que les maitres-chiens vont recruter leurs futurs agents. Les animaux âgés entre quatre à six mois sont repérés, testés et formés en Nouvelle-Calédonie.

"Le plus important c'est de mettre en valeur les compétences de nos équipes au Sivap qui sont peu connues finalement des Calédoniens. Je pense que ça, c'est important. Ces chiens dont on imaginait pas le potentiel au début se révèlent au final de très bons compagnons pour nos agents, ils sont bien formés et très efficaces sur le terrain." explique Isabelle Champmoreau, vice présidente du gouvernement chargée du bien-être animal. 

"Le chien obtient sa récompense s'il détecte un produit interdit" 


Cette expérience constitue une deuxième chance pour ces compagnons a quatre pattes qui vont devenir une aide précieuse pour les agents du pôle biosécurité. Le responsable biosécurité à l'aéroport de la Tontouta pour le Sivap, Nicolas Fijalkowski, explique que l'apprentissage du chien passe par le jeu et la récompense, et que son travail doit toujours avoir une connotation ludique. "Aujourd'hui on créé des cibles, des vraies, des fausses, et on va y mettre des produits qui sont interdits d'entrée en Nouvelle Calédonie. Le but est que, si un produit interdit passe devant la truffe du chien, le chien s'assoit, réponse passive, et après il obtient sa récompense du maître." 

1 chien renifleur équivaut à 30 hommes 

On estime que le travail de détection d'un seul chien est équivalent a celui d'une trentaine d'hommes. Leur session de recherche dure une vingtaine de minutes toujours suivie d'un temps de repos. "Nous travaillons tous les jours où le centre de tri postal travaille c'est à dire que du lundi au vendredi nous faisons le contrôle des colis. Le chien monte sur le tapis et renifle les colis pour identifier ceux qui contiendraient des produits à risque sanitaire pour la Nouvelle Calédonie. On pense à du saucisson, du jambon, du fromage, ou des semences, du matériel végétal qui pourrait être vecteur de maladies comme la peste porcine ou des OGM (Organisme génétiquement modifié ndlr), tout un tas de choses dont nous sommes indemnes sur le territoire." précise Loïc Chambriard, responsable de l'inspection biosécurité aux frontières maritimes de la Nouvelle Calédonie. 

Néo, Taz et Summer ont acquis de véritables compétences. Grâce à leurs capacités olfactives extrêmement sensibles, désormais ils détectent en moyenne chaque année, un millier de colis suspects au centre de tri. 

Le reportage de Laurence Pourtau et Carawiane Carawiane : 

©nouvellecaledonie