Disparition de Guy George, ex-patron du Front national en Calédonie

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Front national Guy George interviewé en 2007.
Guy George interviewé en 2008. ©Archives NC la 1ère
Une ancienne figure politique de la Nouvelle-Calédonie vient de s’éteindre : Guy George, qui fut longtemps le chef de file local du Front national, est décédé ce jeudi en Serbie où il habitait.

Il s'est investi en politique du temps des Evénements, par un drame familial. Guy George a entamé un engagement qui allait durer de longues années après l’assassinat de son père, en 1985, à Païta. L’homme s’est alors fait une place parmi les défenseurs actifs de la Calédonie française, représentant localement le Front national en tant que secrétaire de sa section locale.

Capture Guy George histoire front national
Dans les années quatre-vingts, Guy George devient l'incarnation du FN calédonien. ©Archive RFO Nouvelle-Calédonie

Guy George a été notamment élu aux élections provinciales de 1989, puis de 1999 à 2009. Il a été, durant plusieurs mandats, conseiller au Congrès comme à la mairie du Mont-Dore. Et un symbole d’une époque à laquelle le FN calédonien était une voix qui se faisait entendre, avec cinq sièges à l'assemblée provinciale Sud et quatre dans l'hémicycle du boulevard Vauban.

"Un tribun dont le sens de la formule faisait le bonheur des loyalistes purs et durs", selon l’expression utilisée par Antoine Le Tenneur dans ce reportage daté de 2008 :

©nouvellecaledonie

Démission en 2008

Et c’est en 2008 qu’il a claqué la porte du Front national, annonçant par une lettre ouverte sa démission. Il estimait ne plus être en phase avec la ligne de la formation politique et espérait travailler à un regroupement des loyalistes. Guy George crée alors le Mouvement calédonien français, qui s’engage dans les provinciales de 2009 et dont il sera le co-président, avant de se retirer cette même année de la vie politique. C'était il y a treize ans. 

Etabli en Serbie

Souffrant de problèmes de santé, il résidait en Serbie. C’est là-bas qu’il s’est éteint ce jeudi, d’une crise cardiaque, à l’âge de 65 ans.Dans un communiqué, le parti qui a succédé au FN, le Rassemblement national, salue un "militant et ardent défenseur de la Nouvelle-Calédonie dans la France". En disant de lui : "Proche des préoccupations quotidienne de ses concitoyens, il s’est toujours battu (…) ‘pour que le niveau de vie des Calédoniens soit digne de notre appartenance à la France’. Il souhaitait aussi une ‘union des territoires français du Pacifique’ et rêvait d’une Nouvelle-Calédonie qui soit ‘une passerelle entre la France, l’Europe et les pays de la zone’."

Au premier plan à droite de l'image, Guy George à l'assemblée provinciale Sud, en 2004.
Au premier plan à droite de l'image, Guy George à l'assemblée provinciale Sud, en 2004. ©Archives NC la 1ère

"L'héritage qu'il laisse, c'est une position très forte de la Calédonie dans la France", résume Alain Descombels, actuel représentant du Rassemblement national en Nouvelle-Calédonie.

Alain Descombels, RN, à propos de Guy George et au micro de Mathieu Ruiz Barraud