Élodie Vincent et Kimberley Dalstein : la passion du rallye de père en fille

Kimberley Dalstein et Élodie Vincent ont hérité de leurs pères la passion du rallye
Elles ont débuté comme copilotes cette année. Alors qu’elles se préparent pour le rallye de Kouaoua, les deux jeunes femmes racontent leur passion.

En Nouvelle-Calédonie, il existe à l’heure actuelle cinq femmes copilotes de rallye dont Kimberley Dalstein et Élodie Vincent qui ont fait leur baptême du feu, cette année. Elles toutes les deux une excellente connaissance de la navigation. Elles vont encore le prouver les 1er et 2 juillet lors du rallye de Kouaoua où 19 équipages prendront le départ. 

"On aime la vitesse, on aime ce monde là"

"Pour moi, ce n’est pas une nouvelle passion, mon père a toujours fait du rallye, donc c’est plus une histoire d’enfance". 
Pour Élodie Vincent, 31 ans, c’est un plaisir de partager avec son père un moment aussi complice. Toutes ces années-rallyes en compagnie de sa famille ont contribué à la mettre en avant et c’est presque naturellement qu’elle est devenue copilote de rallye. 
"C’est très important pour moi parce qu’on a grandi avec ma soeur dans cet univers là. C’est aussi notre passion, on aime la vitesse, on aime ce monde là" confie Élodie Vincent. "C’est effectivement plus une passion d’hommes, mais on est quand même là. Pas beaucoup de stress pour moi, que du plaisir".
Il y a beaucoup de travail avant la course explique la copilote, et il faut une bonne capacité de concentration : "il faut prendre toutes les notes, être sûre de ce qu’on peut annoncer au pilote parce qu’on est quand même là pour rassurer et pour qu’il puisse piloter le plus vite possible, savoir débiter les notes au fur et à mesure pour ne pas risquer l’accident".  

"Il faut foncer et surtout ne pas avoir peur"


C’est aussi une histoire de famille pour Kimberley Dalstein qui est née dans le sport automobile. Passionnée depuis toujours, c’est avec impatience qu’elle a attendu ses 17 ans pour enfin naviguer avec son papa. 

" Mon grand-père a commencé le rallye, il était pilote. Mon papa était copilote, donc j’ai voulu prendre la relève tout simplement. Donc je suis devenue copilote et mon papa pilote".  
Être copilote, c’est savoir être multitâche souligne Kimberley Dalstein : "Franchement, j’ai démarré sans compétences, il faut juste foncer et surtout ne pas avoir peur. J’ai décidé toute seule, j’ai forcé papa à me prendre comme copilote. Et je veux devenir pilote". 
Elodie et Kimberley, les deux femmes copilotes espèrent, le week-end prochain, réaliser une bonne performance au classement général du rallye de Kouaoua.