Quatre jours après l'attaque de requin à Nouville, les habitants du quartier et la famille de la victime manifestaient ce jeudi matin devant l'entrée du port de pêche. Ils dénoncent l'inaction des pouvoirs publics et la pratique du shark-feeding.
Cette mobilisation se veut avant tout « pacifique », selon le collectif des habitants de l’île Nou. « Cela fait quarante ans que j’habite ici et c’est la première fois que je vois çà », se souvient un habitant du quartier. Ce rassemblement est aussi l'occasion de dénoncer le laxisme des autorités dans cette affaire et obtenir des réponses quatre jours après cette attaque. « L’accident s’est passé dimanche et depuis, les pouvoirs publics n’ont rien fait » s’exclame Amy Hnagéjé, le porte-parole de cette mobilisation, « Nous n’avons eu aucun déploiement de moyens pour sécuriser les lieux. A Nouville, il y a des plages. Les familles viennent y pique-niquer, s’y baigner et même faire la pêche » et de poursuivre, « Nouville est considéré comme une seconde zone. A peine, on voit une nageoire se déplacer à l’Anse-Vata ou à la Baie des Citrons que très vite, les moyens sont déployés ».
« Nous n’avons eu aucun déploiement de moyens pour sécuriser les lieux. A Nouville, il y a des plages. Les familles viennent y pique-niquer, s’y baigner et même faire la pêche »
Hospitalisé au Médipôle depuis dimanche, l’état de santé du jeune Kito s’améliore. « Cette mobilisation, c’est aussi pour lui dire que nous sommes avec lui », confie Amy Hnagéjé, son oncle. Le plongeur a été mordu à deux reprises par un requin-bouledogue. « Aux dernières nouvelles, il était en phase de réveil. Il a ouvert les yeux mais il est difficile pour lui de mettre des mots sur ce qu'il s'est passé dimanche. Cela va prendre du temps, on le sait, mais nous gardons espoir », poursuit-il.