Des instituts de bien-être condamnés pour exercice illégal de l’esthétique

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Justice salon de massage
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Le délibéré du procès qui opposait le syndicat des esthéticiennes à deux entreprises de bien-être a été rendu ce mardi matin. Les prévenus ont été reconnus coupable d'exercice illégal de l’esthétique.
Près de cinq mois après le procès en correctionnelle, le tribunal n’a finalement pas suivi la plaidoirie de la défense. Deux entreprises de bien-être de la place sont reconnues coupables d’exercice illégale de l’esthétique.
 

Sans doute un appel

« C’est justement le point qui est contesté par la défense, et donc par voie de conséquence, je suggèrerais à ma cliente de relever appel de cette décision, parce que le tribunal n’a pas suivi les arguments développés très longuement devant le tribunal » explique Me John Louzier, avocat de la défense. « On ne peut pas confondre des massages de bien-être avec des soins à caractère esthétique ».
 

Respecter la législation 

A l’origine de cette affaire, une plainte déposée par le syndicat des esthéticiennes devant le juge d’instruction en 2014.
Cinq ans plus tard, nous avions rencontré les protagonistes. Ils certifiaient que les deux prévenus n’étaient pas qualifiés pour effectuer certains soins dans leur institut. 
« Si vous pratiquez l’esthétique, ça doit toujours être en présence d’une esthéticienne, c’est la meilleure, la première solution » expliquait Me Marie-Katell Kaigre, avocate de la partie civile. «  C’est pas de fermer vos salons, c’est de bien respecter la législation et de faire en sorte qu’il y ait une esthéticienne qui soit présente au sein du salon pour qu’elle puisse vérifier l’état de santé de la clientèle et qu’en cas de besoin, elle la renvoie vers un professionnel qualifié ».
Dans ce dossier, l’un des deux prévenus est actuellement en liquidation judiciaire. Les deux entreprises sont condamnées à un million de francs CFP, dont 800 000 francs avec sursis.
Le renvoi sur intérêt civil est prévu pour le 27 juin prochain.
Compte-rendu signé Natacha Cognard et Nicolas Fasquel 
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