L'ADIE apporte son aide aux entrepreneurs calédoniens

entreprises
adie
©Laura Schintu

Du 1er au 5 février, l'ADIE organise une trentaine d'ateliers sur l'ensemble du territoire. Une façon de sensibiliser le public à l'entrepreneuriat; cette année, près de 3000 entrepreneurs calédoniens sont accompagnés par l'association pour le droit à l'initiative économique. 

Karina Oswald est aujourd’hui spécialisée dans la confection de biscuits. Cette comptable de formation s’est lancée dans l’aventure de l’entrepreneuriat il y a 5 ans, grâce au soutien de l’ADIE, l'association pour le droit à l'initiative économique. Pour créer sa petite entreprise, elle a dû emprunter 200 000 francs.

karina oswald madeleines
©Natacha L-C

Ils m'ont conseillé, on a pris des rendez-vous, ensuite c'est passé en commission, ils m'ont autorisé à faire ce micro-crédit pour développer un petit peu plus mon activité.

Karina

 

Autre exemple d’entrepreneuriat réussi, celui de Simone Ragué, alias Gigi. En 2020, suite à la crise sanitaire, cette restauratrice a connu de grosses difficultés financières, aucune banque n’a souhaité l’aider. L’ADIE lui a proposé un prêt à taux zéro pour relancer son activité. "Pendant le confinement, on n'a pas du tout travaillé; enfin un petit peu mais ce n'était pas suffisant.Comme je suis patentée, j'ai besoin qu'on m'aide. J'avais besoin de fonds, un fonds de roulement et un fonds matériel"  indique Gigi.

gigi
©Laura Schintu

Sensibiliser le plus de monde

Cette année, ils sont près de 3000 calédoniens à être financés et accompagnés par l’ADIE Du 1er au 5 février, l’association organise des ateliers de sensibilisation en tribu et dans les quartiers. "Là, on est en train de chercher des formations, et ça nous donne des idées pour voir plus grand encore. Je viens juste de connaître l'ADIE. Les associations comme celle-là, ça motive vraiment" confie une jeune fille, sur un stand de sensibilisation à Rivière-Salée.

On s'adresse à un public exclu du système bancaire mais aussi un public qui ne sait pas que le talent qu'il a entre les mains, il peut en faire son propre métier, il peut en vivre. Il faut aller à la rencontre sans cesse, pour sensibiliser et pour leur dire : toi aussi même si l'activité est toute petite, tu peux être chef d'entreprise.

Delphine Cottin, directrice adjointe de l'A.D.I.E

 

L'ADIE le rappelle : l'entrepreneuriat n'est pas uniquement réservé à ceux qui ont de l'argent, des diplômes ou un réseau social pour communiquer. En clair, tout le monde peut être son propre patron. 

Financée par les provinces, le gouvernement et les entreprises privées, l’ADIE accompagne et finance depuis 20 ans en Nouvelle-Calédonie, près de 10 000 projets; des projets principalement axés sur l’agriculture, les services, le commerce et la restauration.
 

Le reportage de Natacha Lassauce-Cognard et Laura Schintu.