L'actu du Pacifique en bref

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L'essentiel de l'actualité du Pacifique du vendredi 3 juin.

En Papouasie indonésienne, la police a arrêté plus de 300 Papous indépendantistes qui préparaient des manifestations dans plusieurs villes des deux provinces lundi.

ils avaient trois objectifs. D'abord, exiger la libération des prisonniers politiques indépendantistes. Ensuite, demander aux pays ACP - d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique - de soutenir l'idée d'un référendum d'autodétermination en Papouasie indonésienne. Le sommet de l'ACP a en effet eu lieu cette semaine à Port-Moresby. Et enfin, appuyer la candidature du Mouvement uni de libération de la Papouasie occidentale au statut de membre de plein droit du Groupe mélanésien fer de lance. D'après le quotidien indonésien "Jakarta Post", la police indonésienne a justifié les arrestations, en expliquant qu'il faut contrôler les militants indépendantistes pour des raisons de sécurité et de stabilité. Mais selon le LBH, l'institut d'aide légale de Jakarta, ces arrestations enfreignent la loi de 1998 qui garantit la liberté d'expression dans les lieux publics. Le LBH est une ONG indonésienne qui fournit une assistance juridique aux minorities de toute sorte. 
 

16 milliards de dollars australiens (1 230 milliards de francs CFP), c'est le coût réel de la dépollution des eaux de la Grande Barrière de Corail, d'après les projections d'un groupe de scientifiques et experts qui travaille pour la Great Barrier Reef Water Science Taskforce.

 Ce comité chargé d'améliorer la qualité de l'eau de la grande barrière a été mis sur pieds par le gouvernement du Queensland. D'après les scientifiques, la plus grande menace pour la qualité de l'eau des récifs, c'est l'agriculture, ses pesticides, et ses engrais, comme l'azote. Tous ces produits chimiques toxiques augmentent le blanchiment et les maladies des coraux. Mais il y a aussi l'action nocive des sédiments, qui troublent l'eau et bloquent la photosynthèse. Pour l'instant, l'estimation du coût de l'amélioration de l'eau des récifs, qui passe entre autres par une régulation de l'agriculture, fait l'objet d'une vérification par d'autres scientifiques. Si la facture est jugée plausible et raisonnable, il sera difficile de débloquer ces 16 milliards de dollars. Cette somme astronomique représente plus de 45 fois le chiffre promis par Bill Shorten, le candidat travailliste, qui se dit prêt à dépenser 352 millions de dollars (27 milliards de francs CFP) pour les coraux. Quant à son rival libéral, Malcolm Turnbull, il n'affecterait pas de fonds supplémentaires pour le sauvetage de la Grande barrière, car son gouvernement a déjà débloqué 171 millions de dollars (13 milliards de francs CFP) dans le budget annoncé début mai. 
 

Vanuatu: Air New Zealand refuse toujours de desservir l'aéroport Bauerfield à Port-Vila.

La compagnie nationale kiwie a suspendu ses vols à destination de la capitale vanuataise en janvier dernier, car la piste d'atterrissage était dangereuse et nécessitait des travaux. Ils ont été terminés en avril, et d'autres compagnies ont donc rétabli leurs vols vers Port-Vila, comme par exemple, Virgin Australia. « Les travaux permettront à l'aéroport de fonctionner pendant les 12 à 18 prochains mois sans problème, estime le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Murray Mc Cully, en visite au Vanuatu hier jeudi. Mais, ajoute-t-il, nous voulons une solution plus durable, on ne peut pas ouvrir et arrêter les vols comme s'il suffisait d'appuyer sur un interrupteur. » 
 

L'Australie rapatrie les restes de 22 vétérans de la guerre du Vietnam qui étaient enterrés en Malaisie et à Singapour.

521 Australiens ont été tués et 3000 blessés au Vietnam entre 1962 et 1975. Plusieurs centaines de personnes ont assisté à la cérémonie d'accueil des cercueils à la base militaire de Richmond, au nord-ouest de Sydney, hier. Dans les deux gros avions de transport militaires, il y avait aussi les restes de 2 épouses et trois enfants de soldats, et de 3 vétérans des conflits en Malaisie. Des Australiens ont en effet combattu aux côtés des Anglais lors de la guerre de décolonisation de la Malaisie britannique, de 1950 et 1960, et plus tard aux côtés des Malaisiens dans la guerre qui a opposé la Malaisie à l'Indonésie de 1963 à 1966. Le rapatriement des restes des militaires est l'aboutissement de plusieurs années de négociation avec les gouvernement malaisien et singapourien. En Australie, la loi prévoit que le gouvernement fédéral finance le rapatriement des militaires tués, mais uniquement dans les combats qui ont eu lieu après 1966. Les 33 corps ramenés en Australie sont ceux de personnes décédées avant 1966. Mais en 2015, le gouvernement de Tony Abbott a décidé de débloquer des fonds pour permettre leur retour. 
 

En Australie, la guerre des mots est déclarée.

 Le Conseil de la Diversité diffuse des spots télés pour demander aux Australiens d'arrêter d'utiliser des mots sexistes et homophobes sur leurs lieux de travail. C'est le général à la retraite David Morrison, élu Australien de l'année, qui présente la campagne médiatique. Dans le spot, le général explique qu'il faut cesser de dire « les gars » quand on arrive dans un groupe où se trouvent des hommes et des femmes, ou de dire « c'est tellement gay » quand un homme fait quelque chose qui n'est pas considéré comme viril. Mais la campagne du Conseil de la Diversité crée une polémique. Le général Morrison est tourné en ridicule sur les réseaux sociaux. Des milliers d'internautes critiquent la folie du politiquement correct, et même la ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop, est intervenue dans le débat, déclarant « On ne devrait pas interférer avec la liberté d'expression au point de s'occuper des conversations banales de tous les jours », a-t-elle estimé. Pour le général Morrison, les gens ont sur-réagi à cette campagne: « Il s'agit simplement de  dire "arrêtons-nous un instant et réfléchissons à la façon dont on parle aux autres", a-t-il précisé, avant de poursuivre: Pour sont qui sont exclus par l'emploi de ces mots, ce n'est pas politiquement correct. » 
 
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