L'actu en bref dans le Pacifique mardi 29 mars

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L'essentiel de l'actualité dans le Pacifique 


Cinema contre l'immigration

Le Périple: c'est le nom d'un film financé par les services australiens de l'immigration, qui vient d'être diffusé en Afghanistan. Son but : dissuader les Afghans de chercher à se rendre illégalement en Australie. Pour prouver qu'il vaut mieux rester dans un pays en proie à la guerre, le film montre plusieurs demandeurs d'asile, dont trois frères, qui ne survivent pas au trajet en bateau. Il montre aussi des passeurs sans scrupules. D'après les témoignages receuillis par "le Guardian", le message est passé : « Ça montre bien les mensonges que les passeurs racontent aux passagers avant le départ », estime Mostafa Ebadi, âgé de 23 ans.« Si je meurs en route, à quoi sert de partir ? » se demande Daud Hossaini, qui hésite depuis des années à tenter de rejoindre son frère en Australie. Ce téléfilm a été réalisé par la boîte de production Put It Out There Pictures. Il a coûté 6 millions de dollars aux contribuables australiens, selon "le Guardian"

À Nauru, les demandeurs d'asile continuent de manifester.

Depuis plus d'une semaine maintenant, ils sont des dizaines à protester contre leur maintien en détention dans le centre hébergé par Nauru pour le compte de l'Australie. Certaines personnes sont arrivées dans l'île il y a plus de 1 000 jours et leur avenir reste incertain. Selon la Coalition australienne d'action pour les réfugiés, les autorités et l'entreprise chargée de gérer le centre ont érigé des barrières pour contenir les manifestants, les empêcher notamment de rejoindre l'espace où sont hébergées les familles de réfugiés.

Les normes de construction pas suffisamment respectées aux Fidji,

C'est ce qu'estime le Premier ministre, Frank Bainimarama, qui s'est rendu dans plusieurs villages dévastés par le cyclone Winston dans la province de Ra. Ce sont les entrepreneurs qui sont directement visés : ils sont accusés de chercher à gagner plus d'argent au mépris de la qualité des maisons et des bâtiments qu'ils ont la charge de bâtir. Frank Bainimarama appelle donc à « reconstruire des maisons solides qui résistent aux cyclones » et prévient les entrepreneurs qu'ils seront tenus de respecter la loi. Environ 24 000 maisons ont été détruites. Le gouvernement fidjien doit publier demain son rapport sur la catastrophe.
 

Des logements qui résistent aux cyclones

L'association Habitat pour l'humanité en a construit aux Samoa et aux Fidji, et envisage maintenant d'en faire de même aux Tonga. Pour commencer, entre 10 et 20 maisons devraient être construites cette année par des bénévoles de l'antenne néo-zélandaise de cette organisation internationale.