L'Institut agronomique néo-calédonien aux petits soins pour les plantes endémiques de Nouvelle-Calédonie

écologie
serre de l'IAC
A Port Laguerre, les serres de l'IAC renferment des centaines d'espèces végétales. ©Brigitte Whaap / NC la 1ère
La fête de la science se déroule du 10 au 27 novembre. L'occasion pour les chercheurs de partager leurs connaissances. En Calédonie, l'Institut agronomique néo-calédonien recense et étudie les plantes endémiques. Dans les serres de Port-Laguerre, se trouvent plus de 700 espèces de végétaux.

En se promenant dans les allées d'une des serres de l'IAC, notre regard se focalise sur un arbre à fleurs du nom d'Oxena. Il provient de la forêt tropicale de l'Aoupinié, au coeur de la chaîne centrale calédonienne. Il a été découvert tout récemment. A l'Institut agronomique néo-calédonien, Giliane et Yawiiya, deux techniciennes, doivent l'étudier afin de référencer cette nouvelle plante.

Elle est endémique d'un seul endroit sur l'Aoupinié. Elle est menacée par les feux, les animaux... Chaque année, il y a pas mal de nouvelles espèces qui sont découvertes par l'ensemble des chercheurs.

Giliane Abdelkader, technicienne de recherche à l'IAC

oxena plante endémique calédonienne
L'Oxena est une plante endémique à la forêt tropicale de l'Aoupinié, située au coeur de la chaîne centrale de Nouvelle-Calédonie. ©Brigitte Whaap / NC la 1ère

L'IAC cultive en serre des plantes endémiques calédoniennes, dont certaines sont rares ou en danger. D'autres, avec leurs fleurs ou leurs feuilles, ont un intérêt ornemental. Les scientifiques les étudient pour comprendre comment les faire pousser avant de les proposer à des pépiniéristes. Et il faut de la patience pour cultiver ces plantes... mais elle finit par payer "parce qu'après, on a des beaux jardins", précise Yawiiya.

De plus en plus de plantes endémiques sont aujourd'hui proposées à la vente aux particuliers, une façon de valoriser et sauvegarder une flore souvent menacée par les animaux ou les incendies dans leur milieu naturel. 

Le reportage de Brigitte Whaap et Gaël Detcheverry

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