L'usine électrique flottante de la SLN est en route. Elle a quitté Istanbul pour rejoindre Nouméa

nickel
Nickel
La centrale électrique flottante KPS7 (CAT) avant son départ dans le port de Yalova au sud d'Istanbul. ©Alain JEANNIN
La Société Le Nickel de Nouméa a fait appel au savoir-faire du principal fournisseur mondial d’usines électriques flottantes. C'est le premier accord économique conclu entre la Nouvelle-Calédonie et la Turquie. Pour la SLN, il s'agit de répondre à une situation d'urgence. Sa centrale électrique qui fonctionne depuis 50 ans est en bout de course.

La centrale électrique flottante destinée à alimenter durant trois ans l'usine de nickel de la SLN de Doniambo a quitté le port industriel de Yalova, en face d’Istanbul. Il était 14 heures samedi en Turquie et 22 heures en Nouvelle-Calédonie. L’usine flottante, longue de 140 mètres, a ensuite longé la côte sud de la mer de Marmara. Le navire va entrer en mer Egée puis en Méditerranée.

Nickel
La directrice commerciale du groupe turc Karpowership et le responsable projet de la SLN devant la centrale électrique KPS7 sur le port de Yalova (Istanbul) en Turquie. ©Alain JEANNIN

L’usine flottante emprunte la route maritime du sud, la plus rapide, via le canal de Suez et la mer Rouge. Avant de rejoindre et de longer la côte Nord puis Est de l’Australie. Pour atteindre enfin la Nouvelle-Calédonie.

Le contrat avec la SLN offre une nouvelle opportunité de croissance à l’industrie turque. La centrale électrique flottante KPS7 est la première implantation de Karpowership dans le Pacifique Sud.

Karpowership déploie déjà 19 unités de ce type en Asie, en Afrique et en Amérique latine mais c’est son premier contrat avec la Nouvelle-Calédonie, négocié en un temps record, à peine trois mois.

Nickel
La centrale électrique flottante KPS 7 de la SLN avant son départ. ©Alain JEANNIN

Redécouvrez la centrale électrique flottante de la SLN avant son départ dans le port de Yalova.

Avec Paul LAWY, responsable du projet pour la SLN et  Zeynep HAREZI, directrice commerciale de Karpowership.

©la1ere

La centrale sur barge "KPS7", sa dénomination par l’armateur turc, est appelée "CAT " (centrale autonome temporaire) en Nouvelle-Calédonie. Elle est attendue à la fin du mois d’août dans la rade de Doniambo, après une navigation d’environ 45 jours. Elle sera ensuite reliée au complexe industriel pour lui fournir de l'énergie.

Sur place, un responsable du groupe turc pour la Nouvelle-Calédonie, installé depuis plusieurs mois, est en charge de l’organisation technique et du raccordement de la centrale électrique à l'usine de Doniambo. Parlant couramment français, il agit en coordination avec les techniciens de la SLN et d'Enercal. Sinan Tulun, doit aussi assurer  la prise en charge des techniciens turcs à leur arrivée sur le Territoire. Une quarantaine de spécialistes va séjourner en Nouvelle-Calédonie.

Principal atout du système proposé par la société turque, il se contente d’une infrastructure réduite et autonome, et se raccordera au réseau électrique en moins de 60 jours.

La centrale fonctionne au fioul, à basse teneur en soufre. Elle alimentera l’usine de nickel de Doniambo avec la capacité de fournir, si besoin, l’ensemble du réseau électrique de la Nouvelle-Calédonie. Il s’agit d’une solution provisoire, dans l’attente de la future centrale du Territoire et de la Province Sud qui valorisera les énergies renouvelables.