La SLN et l’IAC signent une convention pour préserver une espèce micro-endémique

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La SLN et l'IAC ont signé une convention vendredi 22 janvier 2022, pour tenter de préserver une espèce micro-endémique très fragile, que l’on trouve sur le site de Tiébaghi : Pleioluma butinii. ©Stephanie Chenais / Nc la 1ere
La SLN vient de signer une convention avec l’Institut agronomique néo-calédonien pour tenter de préserver une espèce micro-endémique très fragile, que l’on trouve sur le site de Tiébaghi. Une espèce évaluée en danger critique d’extinction, qui n’a été officiellement décrite qu’en 2019. On a donc encore que très peu de connaissances sur ses modes de reproduction. C'est la raison pour laquelle la SLN, a fait appel aux savoir-faire de l’IAC.

C’est une grande discrète. Pleio-luma butinii n'est connue que sur deux secteurs : le site de Tiébaghi et au niveau des roches de la Ouaième. Et d’après les premières estimations de la SLN, on ne trouve que 194 individus sur Tiébaghi. D’où l’importance de la préserver.

"Si on ne fait rien, elle risque de disparaître"

"C’est une plante qui a été découverte et décrite récemment, dont on a peu de connaissances. On sait qu’elle est présente en nombre très restreint, moins de 200 individus à priori", précise Laurent L’huilier, directeur général de l’IAC. "Une espèce rare et menacée, parce qu’il existe des pressions par l’activité minière entre autres, mais aussi les feux, ou les espèces envahissantes. Si on ne fait rien, elle risque de disparaître sur un temps rapide".

Une plante très discrète mais aussi particulièrement délicate et difficile à reproduire. D’où l’intérêt pour la SLN de travailler avec les équipes de l’IAC, qui vont privilégier le bouturage. "C’est également une espèce que l’on appelle récalcitrante parce qu’on a du mal à obtenir des graines, elles germent difficilement, donc on peine à faire de la multiplication sexuée à partir de graines", explique Alexandre Lagrange, responsable biodiversité au sein du département environnement de la SLN.

"Donc on a entrepris différentes techniques de multiplication végétatives, dont fait partie le bouturage. On a donc choisi de faire une convention avec l’IAC, pour s’assurer d’avoir le maximum de réussite sur cette pratique".

Alexandre Lagrange, responsable biodiversité au sein du département environnement de la SLN

28 espèces rares suivies de près

La première étape du projet est prévue la semaine prochaine, avec une journée de prélèvement. Pour la suite, il faudra être patient. Six mois seront nécessaires pour voir apparaître les premières racines. Les équipes devront ensuite les transplanter et vérifier qu’elles survivent. Les équipes de la SLN et de l’IAC espèrent obtenir une centaine de pieds, grâce à ce programme au long cours.

Au total sur le massif de Tiébaghi, les services de la SLN suivent de près 28 espèces rares et menacées.