Le gouvernement veut garantir l'accès pour tous à l'eau potable

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Réunion du comité de l'eau, jeudi 3 mars, au siège du gouvernement, à Nouméa.
Joseph Manauté, membre du gouvernement chargé de l'environnement, s'est exprimé à l'issue d'une réunion du comité de l'eau, jeudi 3 mars, au siège du gouvernement, à Nouméa. ©Mathieu Ruiz Barraud / NC la 1ère
L’accès à l’eau potable pour tous, la sanctuarisation des captages ou encore la gestion de la ressource pour le secteur agricole. Ces vœux ont été formulés, jeudi 3 mars, par le gouvernement pour relancer la politique de l'eau partagée. Un forum aura lieu les 22, 24 et 29 mars entre Poya et Nouméa.

Il s'agit de relancer le schéma directeur créé, il y a 3 ans, qui est resté depuis sans réelle gouvernance. Le gouvernement a décidé d’impulser une nouvelle dynamique à la Politique de l'eau partagée (Pep), jeudi 3 mars. L’accès à l’eau, les captages ou encore la gestion de la ressource sont évoqués.

Même si des études sur l'accès à l'eau potable ont débuté, notamment sous la direction de la Direction des affaires sanitaires et sociales (Dass-NC), il faut commencer à remplir ce qui s’apparente pour le moment à une coquille vide. Première étape, la rédaction d’une loi de pays pour poser un cadre juridique.

Une réglementation à actualiser

"Nous nous appuyons sur des réglementations qui sont parfois obsolètes et parfois inadaptées. Nous avons des textes qui datent des années 1960. Il y a une nécessité d'adapter ces dispositifs juridiques à notre époque", explique Joseph Manauté, membre du gouvernement en charge de l’environnement. "Il faut se donner les moyens pour mettre en œuvre cette politique de l'eau partagée, qui a été votée en 2019."

Le nerf de la guerre sera ensuite l’argent. Pour le moment, le fonds de financement de la Pep sera abondé par des taxes, qui allaient auparavant à l’agence rurale. Un montant total de 150 millions de francs CFP. Peu au regard des objectifs, mais un bon début estime Joseph Manauté.

Une discussion à venir entre les collectivités

"La création du fonds visait également à drainer d'autres financements européens, nationaux, pourquoi pas régionaux. Il y a une nécessité également de les alimenter", poursuit le membre du gouvernement. "Je prends le cas de la redevance qui existe sur les centrales hydroélectriques. Lorsque vous avez un ouvrage qui turbine de l'eau pour produire de l'électricité, il y a une redevance qui est affectée à ce fond", précise-t-il.

La redevance, c'est le grand sujet qui sera abordé, à la fin du mois, lors d’un forum de l’eau. Une discussion entre les collectivités est au programme. "Quel serait son périmètre, quelle serait son assiette et quelle serait l'acceptabilité d'une redevance ? Ce sont des sujets qui sont sensibles, mais encore une fois, si nous voulons faire des choses, il faut que nous nous donnions des moyens", insiste Joseph Manauté.

La Davar en tournée

Autre annonce faite par le gouvernement : la création d’un comité de gestion du fonds. Le forum de l’eau aura lieu les 22, 24 et 29 mars entre Poya et Nouméa. Entre 2% à 5% des Calédoniens n'ont pas accès à l'eau potable. Le service de l'eau de la Direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (Davar) mène également une tournée de proximité dans l'ensemble des communes.

Ecoutez les précisions de Pearl Winchester, animatrice de la Politique de l’eau partagée, au micro de Mathieu Ruiz Barraud :