Le nickel calédonien peut contribuer aux objectifs environnementaux de la Chine, selon un fonds d’investissement américain

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NICKEL
Manager chinois sur le chantier de l'usine de nickel du Nord en 2012 ©Alain Jeannin
Augmenter les exportations de nickel calédonien vers la Chine pour l'aider à tenir ses objectifs environnementaux, l'hypothèse est avancée par un investisseur américain. Elle a été reprise, jeudi, à la Bourse des métaux de Londres
La Chine s’est engagée à atteindre la neutralité carbone d’ici 2060. "L’atelier du monde" s’est engagé à atteindre un pic de ses rejets de CO2, avant 2030. Pour atteindre cet objectif environnemental, Pékin doit réduire sa production minière et donc augmenter ses importations de nickel de Nouvelle-Calédonie, pour alimenter ses usines. La Chine est la première productrice mondiale d’acier inoxydable.

La Nouvelle-Calédonie peut remplacer l'Indonésie et livrer plus de minerai à la Chine
Comme la Chine ne peut plus compter sur l’Indonésie qui a mis en place un embargo sur ses exportations de minerai, BBG, un fonds d’investissement américain de premier plan à la Bourse de New-York, a estimé que "la Nouvelle-Calédonie, troisième fournisseur de la Chine et qui ne représente que 3 % de ses importations de nickel pourrait faire beaucoup mieux, mais qu’elle aura besoin de temps pour augmenter sa production." L’information a été reprise par l’analyste Alastair Munro de Marex Spectron, puis par la presse financière à Londres.

Le minerai de nickel de la Nouvelle-Calédonie pourrait donc prendre la place laissée vacante par l’Indonésie et contribuer ainsi aux objectifs environnementaux que s’est fixée la Chine. "La teneur en nickel des minerais est favorable à la Nouvelle-Calédonie qui bénéficie d’une bonne fréquence de navires, avec une qualité de service supérieure pour le transport du nickel vers la Chine" a estimé Hervé Thoraval, consultant en transport maritime international. 
 

Le nickel en baisse

En attendant, le rebond du nickel a tourné court. La crainte d’une paralysie de l’économie mondiale a repris le dessus, augmentée des tensions politiques à l’approche de l’élection présidentielle américaine. La hausse du dollar a freiné les achats de nickel en Chine, le billet vert servant de monnaie de paiement pour les matières premières. Cependant, vendredi, la rhétorique positive entourant les plans de relance budgétaire américains a interrompu la dynamique de baisse. La tonne de métal vaut un peu plus de 14 290 dollars la tonne (-0,61 %). Mais, sur la semaine, le nickel a perdu 3,84 % à la Bourse des métaux de Londres.
 
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