Les célébrations de Pâques à l’heure du Covid-19

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Les célébrations de Pâques à l’heure du Covid-19
©Claude Lindor / NC La 1ère

C’est le moment le plus important du calendrier liturgique, pour les catholiques et les protestants. Mais avec les règles sanitaires actuelles, Pâques aura une saveur particulière pour tous les chrétiens du Caillou puisqu’ils devront vivre leur foi, loin des églises. 

Les fêtes de Pâques ont comme un air de déjà vu. En 2020 déjà, ces célébrations, précédées de la semaine Sainte, avaient été bouleversées par le premier confinement. 
Cette fois, les croyants sont libres de leurs mouvements, mais avec seulement 50 personnes admises dans les rassemblements, l’archevêché a décidé de maintenir un culte à distance.

Les célébrations de Pâques à l’heure du Covid-19
Le père Rock Apikaoua (à gauche) célèbrera la messe de Pâques sans fidèles dans la cathédrale. ©Claude Lindor / NC La 1ère

Direct en télé, en radio et sur Facebook

« Notre évêque, monseigneur Calvet, a pris la décision que nos célébrations soient maintenues, comme on l’a fait pendant le temps du confinement, précise le père Roch Apikaoua. Faire rentrer cinquante personnes dans l’église et le reste du peuple de Dieu dehors, cela fait pas très « église ». Donc on va inviter les gens à rester devant leur poste de télévision. » Cette messe sera retransmise à 9 h, sur NC La 1ère, en télé et radio, ainsi que sur la page Facebook de la chaîne. 

Faire rentrer cinquante personnes dans l’église et le reste du peuple de Dieu dehors, cela fait pas très « église »

Père Rock Apikaoua

Les célébrations de Pâques à l’heure du Covid-19
©Jules Etoroi/NC La 1ère

 Le reportage télévisé de Louis Perin et Claude Lindor


L’occasion d’une introspection

« Quelles que soient les formes que la célébration prend, le plus important c’est de s’en tenir au sens », estime le père Rock Apikaoua. Une logique que l’on retrouve aussi chez les protestants. Mais si Pâques est habituellement un grand rassemblement, il faut aussi savoir prendre le bon côté des choses selon le Pasteur Billy Wétéwéa, qui officie à Lifou. « On pourrait le vivre comme une épreuve mais on préfère prendre cela comme une opportunité, celle de pouvoir prendre ce temps-là en famille, et de pouvoir se poser les bonnes questions, par rapport à notre vie spirituelle, à notre foi en Dieu. »  

On pourrait le vivre comme une épreuve mais on préfère prendre cela comme une opportunité de se poser les bonnes questions.

Billy Wétéwéa, pasteur à Lifou

 

Quant au retour dans les églises sans restriction de nombre de fidèles, cela dépendra des annonces du gouvernement en fin de semaine prochaine.

Reportage fête de Pâques