Les habitants du Grand Nouméa divisés sur l’obligation vaccinale selon une étude

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Etude perception gestion crise covid et vaccination
©NCla1ère
L’institut Quid Novi a réalisé une étude auprès d’une partie des Calédoniens sur leur perception de la gestion de la crise Covid et sur la vaccination.

L’enquête a été réalisée auprès de 400 habitants du Grand Nouméa. Présentée lors des assises du Covid, elle détaille les ressentis de cette population concernant la crise Covid, sa gestion mais aussi sur l’éventualité d’une vaccination obligatoire. Une enquête qui montre une division marquée des personnes interrogées.

Pour le sas sanitaire

Le sujet ne fait pour le coup pas débat. 88% des personnes interrogées estiment indispensables ou très importantes les mesures sanitaires à l’entrée en Nouvelle-Calédonie, à savoir la quatorzaine ou la septaine pour les personnes vaccinées. 
Pour 64 % des sondés, la propagation du virus dans le pays serait catastrophique ; elle serait grave pour 33 % d’entre eux. Ils sont 2 % à penser que l’introduction du virus ne serait pas grave. 

La vaccination divise

Le principe de la vaccination obligatoire divise profondément les Calédoniens et il débattu par les élus du Congrès ce lundi, pour les personnes arrivant sur le territoire dans un premier temps. 
Globalement, 51 % se déclarent tout à fait ou plutôt d’accord pour la vaccination obligatoire de la population. 
Une obligation diversement appréciée suivant le statut vaccinal des personnes interrogées. 
Chez les vaccinés, 83% des sondés sont pour l’obligation, 98% des non vaccinés sont contre. Chez ceux qui pensent aller se faire vacciner mais n’y sont pas encore allés, les avis sont bien plus partagés : 51% d’entre eux sont pour, 33% sont contre.  

Perception obligation vaccinale
©Quid Novi

L’ouverture des liaisons aériennes

Seulement 9% des personnes interrogées se prononcent pour la fermeture totale des frontières et 13 % pour une réouverture totale des liaisons aériennes.
La majorité souhaite une reprise partielle des liaisons mais avec moins de vols qu’avant le début de la crise (45 %) et 34 % veulent le maintien des motifs impérieux. 
A noter que près de 7 sondés sur 10 estiment qu’il existe des passe-droits concernant les motifs impérieux indispensables pour rentrer ou sortir du territoire.  
Les résultats de l’enquête à découvrir ci-dessous : 

L’invité du JT

Stéphane Renaud, le directeur de l’institut Quid Novi était l’invité du JT de Nadine Goapana ce samedi 28 août. Il est revenu sur les résultats de cette enquête.