Les salariés de Vale livrent leurs inquiétudes au ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu

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Les salariés de Valé livrent leurs inquiétudes au ministre des Outre-mer
©Coralie Cochin/ NC la 1ère

Dans un entretien par visioconférence avec Sébastien Lecornu ce mardi matin, le comité d’entreprise de Vale NC ainsi que des représentants syndicaux ont tiré la sonnette d’alarme sur l’avenir de l’usine du Sud.

Les récentes exactions commises contre l’usine et la mine ont créé une véritable onde de choc auprès du personnel. Une secousse d’autant plus forte qu’une poignée des salariés serait impliquée dans ces sabotages.

La sécurité des employés et du site, une priorité

Aujourd’hui, la priorité, c’est bien la sécurité des équipes. Le comité d'entreprise fait d'ailleurs état de l’inquiétude des salariés, qui, s’ils peuvent à nouveau accéder à la mine, n’ont pas la garantie d’être protégés. 

Les salariés craignent d’aller au travail, pour certains ils sont en colère, ils sont indignés de ce qu’il se passe. Il fallait qu'on remonte au ministre cet atmosphère qu’on a aujourd’hui dans l’entreprise. -Yannick Falelavaki, secrétaire du comité d’entreprise de Vale.

 

Autre préoccupation et pas des moindres, la sécurité de l’outil de production.

Les salariés de Valé livrent leurs inquiétudes au ministre des Outre-mer
©Coralie Cochin/ NC la 1ère

 

Tout au long de l'année, les salariés ont engagé des efforts pour réussir la transformation technologique et faire en sorte qu'on puisse revenir sur un segment de marché compétitif qui est celui pour les batteries de voitures électriques. Se retrouver aujourd'hui à ne plus avoir la parole, ne plus avoir la main sur notre outil, c'est pour nous une sorte de prise d'otage politique. -Yannick Falelavaki, secrétaire du comité d’entreprise de Vale.

 

Mise en place du chômage partiel?

Pour le personnel, le temps presse. 3 000 emplois directs et indirects sont concernés avec des conséquences sociales qui pourraient être très lourdes pour le pays.

Actuellement, on a déjà des discussions sur un éventuel chômage partiel en début d'année prochaine. Ça, ça nous inquiète beaucoup. On a des discussions qui vont avoir lieu fin janvier et il faut qu'on trouve vite une solution pour les 3000 familles qui vivent du nickel, qui vivent autour de l'usine. -Alexis Falematagia, délégué syndical du Soenc Nickel.

 

Le syndicaliste du Soenc ajoute : "L'outil de travail c'est important pour nous de le maintenir, pour nous permettre d’avoir des emplois. C’est important pour faire vivre les familles calédoniennes, il y a les cotisations patronales, ça fait vivre aussi les cotisations salariales au niveau de la CAFAT, c’est tout un enjeu économique qui est derrière tout ça et un enjeu social".

Le projet de reprise soutenu par la majorité des salariés

Trois des quatre syndicats de Vale NC défendent le projet de reprise avec Trafigura. La seule offre encore sur la table, leur a confirmé le ministre. Ils en appellent à Sébastien Lecornu pour trouver une issue politique et lever les blocages.

Près de 400 employés sont sur site

Actuellement, quelques 400 employés sont sur site, salariés et sous-traitants inclus. Un chiffre qui correspond à la capacité du bateau Vale grand sud, au cas où une évacuation serait nécessaire. C’est ce qui s’était produit, il y a bientôt deux semaines, quand l’usine avait été prise d’assaut.