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Malgré des négociations fructueuses, la grève maintenue ce mardi dans les écoles publiques

Paradoxe. Les discussions qui ont eu lieu ce lundi entre les institutions et les deux syndicats ayant déposé un préavis ont pris une bonne tournure. Mais avant de signer le protocole d'accord établi dans la soirée, les organisations tenaient à en référer à leur base. La grève aura lieu.

Enseignante du premier degré, photo d'illustration. © NC 1ère
© NC 1ère Enseignante du premier degré, photo d'illustration.
  • Par Françoise Tromeur
  • Publié le , mis à jour le
La menace de grève dans les maternelles et les écoles élémentaires publiques est mise à exécution. Les préavis lancés par l’UT CFE-CGC et la Fédération des fonctionnaires pour le mardi 20 novembre ont été confirmés lundi soir.
 

Qui est concerné?

Ils concernent les enseignants titulaires, y compris les enseignants spécialisés itinérants et en charge d'un Desed ou d'une Clis, les directeurs, les conseillers pédagogiques et les suppléants. A travers les cahiers de revendication, ils dénonçaient une dégradation inacceptable de leurs conditions de travail. Et la présentation du projet de réforme de l'enseignement du premier degré aurait été l'élément déclencheur de l'appel à mobilisation.
 

Satisfaction

Pourtant, de longues négociations ont eu lieu, tout l’après-midi, et les deux syndicats représentatifs de l’enseignement dans le premier degré apprécient d’avoir été entendus. «On peut remercier le gouvernement et les provinces par rapport aux discussions qu’on a pu avoir, salue Christophe Dabin, représentant de la CFE-CGC pour l’enseignement primaire public. Sur les différents points de nos revendications, on a fait un travail extrêmement intéressant. On a pu aborder chacun des points, et le gouvernement comme nous avons pu faire des propositions.»
ITW CHRISTOPHE DABIN GREVE ECOLE PRIMAIRES
 

Mots d'anticipation

Mais alors, pourquoi maintenir ce mouvement qui s’annonce fortement suivi? Au point qu'en plusieurs communes, des mots ont été déposés dans les carnets pour demander aux parents de ne pas amener leur(s) enfant(s). Exemple dans cet établissement du Mont-Dore, qui a fait savoir ce lundi: «L'école, pour des raisons de sécurité, ne sera pas en mesure d'accueillir votre enfant mardi 20 novembre.»
 
Lu dans le carnet de liaison d'un écolier mondorien.
Lu dans le carnet de liaison d'un écolier mondorien.
 

Regrets du gouvernement

Dans un communiqué adressé lundi soir, le gouvernement «regrette le maintien de la grève […] alors que le dialogue s’est établi et installé» et que «des réponses ont été apportées à l’ensemble» des demandes. 
 

Délais

Question de timing, selon les syndicats, qui tenaient à consulter leur base. «Par rapport au protocole d’accord qui a pu nous être proposé dès ce soir, il y a tellement de points particuliers que nous sommes obligés de voir si nos enseignants, adhérents, sympathisants, sont d’accord avec tout», explique Christophe Dabin. 
Pratique

A Nouméa
Le mot d'ordre est «pas d'école», mais la situation peut varier selon les établissements.

A Dumbéa
La consigne est de laisser les écoles ouvertes. Les enfants qui sont déposés sont pris en charge par les animateurs de la commune.

Au Mont-Dore
Les écoles n'accueillent pas les enfants, la garderie et la cantine ne sont pas assurées. 

A Païta
Au vu du nombre annoncé d'enseignants grévistes (100% dans plusieurs établissements), «la commune de Païta recommande aux parents d'élèves de ne pas envoyer leurs enfants à l'école». Le personnel municipal et les enseignants non-grévistes, renforcés des 70 médiateurs et médiatrices de la ville, «assureront la surveillance des enfants qui seraient malgré tout présents». Et aussi bien le transport, que la garderie et le service de cantine seront assurés pour eux. 

A Poindimié
Le transport scolaire ne sera pas assuré ce mardi pour les élèves des écoles de Bayes, de Tieti et du village. Le service reprendra normalement mercredi.

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